DE LA PREMIÈRE ÉDITION
Les recherches sur les principes du beau et de l'art ne sont pas nouvelles en France. Au dix-huitième siècle, le P. André et Diderot les ont inaugurées chez nous presque aussitôt que Hutcheson en Ecosse e( •Baumgarten eu Allemagne. Au commencement du siècle actuel, elles prirent dans notre pays un caractère décidément spéculatif et méthodique. Il y a quarante-trois ans déjà, le jeune successeur de M. Royer- Collard, tout plein de cette ardeur comnïunicative et de cette puissance d'entraînement qui ont fait de lui un promoteur et un chef de doctrine, posait le problème du beau dans sa conférence de l'École normale* en présence de ses élèves qui furent d'abord ses amis, puis ses plus illustres coopérateurs. C'était en