‹ La science du beauChapitre 13 sur 48 · PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XIX

Franck, sont deux morceaux importants. Eniin, depuis 1810, plus de trente docteurs ès-lettres ont pris pour sujets de leurs thèses des questions d'esthétique \

En dehors de l'Université et de l'influence des chefs de l'école spiritualiste, on pourrait encore citer plusieurs importants ouvrages sur le beau publiés dans noire langue depuis un demi-siècle. On placerait en tète de celte liste, et, en quelque façon, hors ligne, les chapitres tantôt théologiques, tantôt platoniciens, quelquefois vigoureux, plus souvent dépourvus d'appui suffisamment scientifique, mais toujours éloquents et grandement écrits, que Lamennais a consacrés à l'art dans son Esquisse d'une philosophie. Dans un genre tout différent, c'est un esthéticien singulièrement pénétrant et spirituel que l'aimable auteur des Réflexions et menus propos d'un peintre genevois 2. Genève encore nous a fourni en 1856 un livre distingué sous le titre : Du beau dans la nature, ïarl et la poésie, études esthétiques, par Adolphe Pictet 3.

1 Voir la Notice sur le Doctorat ès-lettres, par M. Ath. Mourier, directeur général au ministère de l'instruction publique, 2e édition; Paris, Delalain, 1855. (Cet ouvrage en est aujourd'hui à la 3e édition.) — En 1829, M. Ladevi-Roche, notre premier maître de philosophie, a soutenu une thèse française sur ou plutôt contre la Théorie du Beau de M. de Kératry, où le beau est confondu avec l'utile.

- Paris, Hachette, 1858.

5 Paris et Genève, Cherbuliez, 1856.

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