‹ La science du beauChapitre 14 sur 48 · XX PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION

Après tant de travaux sur l'esthétique, dont quelques-uns étaient de main de maître, après ceux de Kanl '. deSchelling et de Hegel % maintenant traduits en français, après d'autres encore qu'il serait trop long d'énumérer ici, quelle pouvait être au juste la pensée de l'Académie des Sciences morales et politiques, lorsqu'en 1857 elle proposa pour sujet de concours la question suivante : « Rechercher quels sont les principes de la science du Beau et les vérifier en les appliquant aux beautés les plus certaines de la nature, de la poésie et des arts, ainsi que par un examen critique des plus célèbres systèmes auxquels la question du Beau a donné naissance dans V antiquité et surtout chez les modernes? » Évidemment les concurrents devaient tenir grand compte des résultats déjà acquis à la science; mais les termes mêmes du programme disaient clairement que l'Institut ne considérait ces résultats ni comme assez étendus et complets, ni comme définitivement prouvés, et qu'il ne s'agissail pas, par conséquent, <!e se borner à les réunir et à

1 Critique du Jugement, suivie des observations sur le sentiment dn beau et du sublime, par Emm, Kant, traduite de l'allemand par M. Jule* Barni, 1 volumes; Paris, Ladrange, 1846.

9 Schelling, Ecrits philosophiques, traduits par M. Ch. Bénard; Paris, Joubert et Ladrande, 18i". — Hegel, Cours d'Esthétique, traduil par le même; Paris, Hachette, Ladrange et Joubert, 1840-1851 ; 5 volumes in-S.

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