‹ La science du beauChapitre 15 sur 48 · PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XXI

les reproduire. Les premiers mots de la question renfermaient une invitation très-nette à poser de nouveau le problème, à en poursuivre la solution par un effort tout personne] d'observation, de méditation el de généralisation, en allant des faits aux lois et en redescendant des lois aux faits par une méthode lente el analytique d'abord, synthétique ensuite; à pousser, s'il y avait lieu, au delà du point où s'étaient arrêtées les théories antérieures; a vérifier scrupuleusement tout ce que l'on aurait soi-même trouvé ou retrouvé : bref, h constituer, autant que possible, ia science distincte et indépendante du beau, en rattachant par le lien serré des procédés méthodiques toutes les parties qu'elle embrasse.

C'est ainsi que nous avions compris les intentions de l'Académie en composant et en rédigeant le mémoire qu'elle a eu l'indulgence de couronner. Et nous ne nous étions pas trompé, à en juger d'après les considérations que M. le président % dans la séance publique de cette année, a mêlées à ses encourageants éloges. Un an auparavant, cette importance de la théorie, de la méthode analytique et de l'investigation psychologique et personnelle dans le sujet pro-

1 Voir le Discours d'ouverture prononcé à la séance publique annuelle du 26 mai 1800, par M L. Reybaud, président de l'Académie.

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