‹ La science du beauChapitre 18 sur 48 · XXIV PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

XXIV PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION

en a d'autant moins coulé de les suivie qu'ils étaient en parfait accord avec notre propre conscience. L'observation psychologique est bien loin d'avoir atteint ses limites. En puisant à cette source, nous avons pu fournir sur le sentiment du beau et sur l'activité esthétique certains détails qui avaient paru ne pas manquer de quelque nouveauté, et certaines vues que l'Académie a approuvées. Excité par ces encouragements, nous avons consulté celle fois le témoignage du sens intime avec plus d'insistance encore. Nous lui avons demande1, par exemple, de nous dire quels sont les caractères positifs de l'émotion esthétique, ce phénomène merveilleux d'où procède tout enthousiasme et toute inspiration, et dont nous n'avions d'abord décrit que les caractères négatifs. Nous lui avons demandé le point de départ et la hase de la métaphysique du beau. Nous nous sommes enfin servi de cette même méthode pour déterminer les effets ei la nature du joli et du sublime, du laid et du ridicule. Si celte théorie, sur laquelle repose noire travail. ;i quelque valeur scientifique, le mérite n'en est pas à nous, mais à nos maîtres, dont le talent et L'exemple ont ramené la philosophie française dans sa droite voie. Nous voudrions que l'usage libre et consciencieux que nous avons fait, en cette occasion, de l'instrument qu'ils nous avaient transmis, leur tut une

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