‹ La science du beauChapitre 3 sur 48 · DE LA DEUXIÈME ÉDITION, VII · texte numérisé non relu

DE LA DEUXIÈME ÉDITION, VII

apprécier le degré d'ordre et de vie réalisé dans les êtres. C'est elle enfin qui le compare au suprême idéal. — Par de longues études et des méditations incessantes, on s'est appliqué, dans cette édition, à éclaircir ces pensées, à les justifier, à les simplifier en les déchargeant autant que possible de l'appareil métaphysique.

Un autre point de la théorie avait résisté à de premières analyses et n'était qu'esquissé. La psychologie du rire est aussi délicate et fuyante sous le regard de l'observateur qu'elle est curieuse et attrayante. Telle qu'on l'avait d'abord présentée, elle a eu la bonne fortune de provoquer l'examen critique de deux esprits pénétrants. Il a donc été nécessaire de recommencer k fond l'étude des phénomènes qu'impliquent le ridicule, le comique, lerisible. Ce travail a d'abord été présenté aux lecteurs de la Revue des Deux-Mondes, en septembre 1863. Eprouvé par cette première mise au jour, il reparait ici naturellement enchâssé dans un chapitre qu'il semblera peut-être confirmer. C'est le seul endroit où l'on ait donné accès k une polémique actuelle et directe. Il le fallait, puisqu'il y avait eu contradiction de la part de deux critiques habiles, MM. L. Dumont et Francisque Bouillier. Partout, ou du moins presque partout ailleurs, on n'a combattu que des idées ou nommé que des morts, afin de conserver k la discussion le ton calme que réclament

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