DE LA DEUXIÈME ÉDITION. IX
la deuxième partie. Si la preuve qui y est développée, preuve plutôt repensée et renouvelée que nouvelle, ne manque pas de solidité, il en résultera que Dieu est la beauté parfaite et que la raison de l'homme connaît quelques-uns des traits de cette beauté. Une autre conséquence, dont le lecteur sera juge, c'est que cette beauté est la mesure idéale d'après laquelle nous apprécions toutes les beautés de noire univers.
Au surplus, les pages de théodieée introduites dans cet ouvrage avaient été préalablement soumises à deux épreuves. Lues d'abord, sous forme de mémoire, devant l'Académie des sciences morales et politiques et insérées dans ses Comptes-rendus l, elles ont été imprimées dans un volume de la bibliothèque philosophique de M. Germer-Baillière. Ce volume es( intitulé : La science de l'invisible, et a paru en 1865.
La troisième partie, où est exposée et vérifiée l'esthétique de chaque art pris séparément, n'a provoqué aucune objection grave. Les juges compétents oui bien voulu dire que la théorie et la critique y avaient atteint un certain degré d'exactitude. C'est que les sciences morales ont, elles aussi, leur exactitude. On ne Ta pas toujours pensé : longtemps cette qualité a
1 Séances et travaux de V Académie des Sciences morales et, politiques, publiées par M. Ch. Vergé. Mai 1865, pages 225 et suivantes. — Paris, Durand et Pedone-r,auriel.