XII AVANT-PROPOS
pour nous une vive satisfaction de voir l'esthétique psychologique confirmée une fois de plus.
Celle vérification a été aussi décisive à l'égard de notre théorie de la Musique. Ici encore, c'est M. M. Helmholtz qui nous a apporté son puissanl concours. — Soyons justes, même pour un pays qui l'est si peu envers nous. — Parmi les hommes de ce temps, aucun ne possède à un plus haut degré que M. Helmholtz le don de l'observation inventive. Sa Théorie physiologique de la musique est un chef-d'œuvre. Son analyse des perceptions auditives surpasse en profondeur, en pénétration, en finesse ingénieuse, (ont ce qu'on peut imaginer. J'ai usé largement, ri en le citant, — à la manière française qui n'est pas la manière universelle, tant s'en faut, — j'ai usé, en le citant, des clartés qu'il a répandues sur les perceptions de rouie, et principalement sur ces perceptions qui seraient bien nommées imperçues. On verra ce qu'il dit sur la voix humaine. Nous avions prouvé, par des raisons psychologiques, que la voix humaine, expression de l'âme, ('tait L'instrument musical le plus beau. AI. H. Ilelmholfz en a trouvé l'explication, la démonstration physiologique, .le lui ai emprunté cette démonstration. Prendre à l'ennemi ce qu'il a de bon. telle doit être notre devise, dans les travaux de la paix comme dans l'art de la guerre.
Enfin, la partie historique, la dernière de l'on-