‹ La science du beau, ses principes, ses applications et son histoireChapitre 103 sur 183 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Du laid et du ridicule.

Du laid. Il faut traiter du laid avant de traiter du ridicule. — Du laid quant à la puissance; du laid quant à l’ordre. — Définition du laid. — Du laid dans ses rapports avec nos diverses facultés. — 2° Du ridicule. — Du ridicule quant à la puissance; du ridicule quant à l'ordre. — Définition du ridicule. — Du ridicule dans ses rapports avec nos diverses facultés. — Fin de la première partie.

Le sublime, avons-nous dit, côtoie à chaque instant le ridicule. On pourrait s’imaginer, en conséquence, qu’il est logique de passer de l’étude du premier à celle du second. Telle n’est pas cependant la marche indiquée par une méthode rigoureuse. De même que la nature du joli ou du charmant se découvre mieux à ceux qui ont déjà déterminé la nature du beau dont les caractères ont plus de grandeur et de relief, et servent de mesure à tout ce qui lui est inférieur, de même la nature du ridicule aurait paru plus saisissahle à ceux qui jusqu’ici ont essayé de la déterminer, s’ils avaient, au préalable, recherché les caractères de la laideur. L’esprit va du laid au ridicule, comme il descend du beau au joli, par une pente naturelle.

On énonce une vérité de sens commun tout à fait incontestable lorsqu’on dit que le laid est le contraire

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