TROISIÈME PARTIE
I. R. Dareste, Le traité des lois de Théophraste, dans la Revtie de législation ancienne et moderne, année 1870.
II. Franz Hofmann, Beitràge zur Geschichte des Griechischen und Rômischen Rechts yWïen, 1870 {Ueber den griechischen Ursprung zweier rômischer den Kauf betreffender Rechtssàtze , Ein fragment ans dem Rechtslexikon des Theophrastos),
III. Herman Hager, Theophrastus , Ilepl vofitov, dans le Journal of
Philology, t. VI, 1874.
IV. Th. Thalheim, ^tts derSchrift des Theophrastos ûber Vertràge,
dans les GriechischeRechtsalterthUmer, Freiburg, i. B., 1884.
Nous arrivons enfin au Traité des Lois de Théophraste , et nous allons essayer d'en donner une idée d'après les fragments trop peu nombreux qui sont parvenus jusqu'à nous.
L'ouvrage commençait sans doute par des considérations générales sur ta nature des lois et sur l'art de les rédiger. On peut rattacher à ce livre prélimiaaire deux fragments cités par les jurisconsultes romains Pomponius et Paul , et insérés au Digeste'. Ils énoncent cette règle que le législateur doit avoir en vue ce qui arrive le plus souvent, id quod plerumque fit, et non les cas extraordinaires, qui ne se présentent qu'une fois ou deux. On peut encore attribuer au même livre cet aphorisme : « il faut peu de lois aux honnêtes gens, en effet ce ne sont pas les actions humaines qui s'ajustent aux lois, ce sont les lois qui s'ajustent aux actions humaines'. » En d'autres termes, le fait existe avant
' L. 3, D. De legibui (I, 3). Jura consUtui oportet, ut dixil Theoplirastus, in his quœ i-^à tô ■là.tl'm» accidunt, non quœ Ix napaXiiYou.
— L. 6, D. De l&gibus {1, 3) et L. 3, Dig,, Si pars herediialis petatur {V, 4). Tô Y«p ^'^"^ ^ ^'îi ut ait Theophrastus , Tcapa&xtvwxriv ol
' Stobée, Serm., XXVII. 'Oifyiuv ol àY^eot v(î[iujv S/ovrai- où yip ri Trpcrffitrta npôî to'uç vojtwî, iW.' ot.vôfioi irpôç tÔ irpâ^tinTa Tiflsvrai.
— Anatole exprime dans les mêmes termes l'iofluence des constitutions sur les lois. Politique, VI, 1 : Opiç y"P "^^î itoXiTEta; toùç vo^ou; Su TC6Ea6ai, xx\ TfâsvTat tuixvte;, àW OÙ t^ï ^idXitgIo^ TcpOï toÙ;