‹ La science du droit en GrèceChapitre 22 sur 61 · PÈRES ET MÈRES (LOIS XI · texte numérisé non relu

PÈRES ET MÈRES (LOIS XI

Platon reproduit cette loi, mais selon son habitude, il entre dans quelques détails. Les père et mère n'ont pas à se porter accusateurs. Il leur suffît de porter plainte aux trois plus âgés d'entre les gardiens des lois, ou aux trois plus âgées parmi les inspectrices des mariages. Ces magistrats exercent une sorte de ministère public. Si les parents sont hors d'état de porter plainte, toute personne peut et doit dénoncer le fait, sous peine d'être poursuivie elle-même pour dommage. Les esclaves mêmes seront admis à faire cette dénonciation et en seront récompensés par la liberté. Quant à la peine elle n'est pas uniforme. Jusqu'à trente ou quarante ans, suivant le sexe, les coupables seront jugés par les magistrats chargés de la poursuite et frappés d'un châtiment corporel, le fouet et les fers. Passé cet âge ils seront traduits devant un tribunal de vieillards, désignés un à un, qui déterminera la peine à subir ou l'amende à payer, sans être astreint à aucune limite.

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