THÉOPHRASTE. — LA POLITIQUE. — LA ROYAUTÉ
et spécialement remploi d'une formule appelée Corban^ qui était en usage chez les Juifs et ne se rencontrait nulle part ailleurs \
Outre le Traité des Lois, dont nous venons de réunir les précieux débris, Théophraste avait encore écrit un traité de politique opportuniste, rSkvzv/Jx 7.7.-7. y.aLpcùç, dont il ne reste que des fragments insignifiants ^
Enfin on cite encore de lui un traité de la rovauté, r.zzX ga^iXîiaç, qui paraît avoir été le développement des idées émises par Aristote. Théophraste y parlait des œsymnètes, qu'il appelle tyrans électifs. Ils étaient établis pour un temps indéterminé, et quand un pouvoir énergique paraissait nécessaire. C'est ainsi que les Mityléniens avaient mis à leur tête Pittacos pour se défendre contre les bannis dont le chef était le poète Alcée. Denys d'Halicarnasse, qui nous a conservé ce passage, le cite à propos de l'établissement de la dictature à Rome^
époque encore plus reculée on enterrait les morts dans leur propre maison. Tous ces usages sont abolis, et il y aurait mille exemples semblables à rapporter. »
* Josèphe, Contre Apion, I, 22.
Le traité des lois de Théophraste est encore cité dans les Scholies de Proclus sur la République de Platon (éd. Basil., 1534, p. 307). Plutarque, Ltjcurgiœ, 10, Polybe, XII, 5, le scholiaste de Venise sur Homère, Iliade, XVIII, 269, citent aussi Théophraste, mais sans désigner expressément le Traité des Lois. C'est sans doute à Théophraste que Cicéron a emprunté ce qu'il dit des lois sur les funérailles.
^ V. Diogène de Laerte, art. Théophraste.
^ Antiquités romaines^ V, 73.