‹ La science du langageChapitre 10 sur 33 · AVANT-PROPOS. XXIX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XXIX

pour qu'elle soit aussi fidèle que possible (i); espérons que Ton y trouvera tout entier l'auteur de VEssoi de mythologie comparée, avec cet heureux mélange de qualités souvent opposées que Ton a déjà signalé chez quelques autres des grands philologues de VkU lemagne. Chez M. Max Mûller, comme chez son illustre compatriote Jacob Grimm, le savant du premier ordre, l'indianiste éminent, le laborieux éditeur de tant de textes inédits et d'une interprétation difficile, est doublé d'un poète. Chez lui, par un rare privilège, une prodigieuse variété de lectures et la pratique d'une science où il faut compter les lettres et peser les accents n'ont rien enlevé à la vivacité et à l'éclat d'une imagination qui réussit,* avec un don d'intuition vraiment merveilleux, à deviner, à nous rendre sensibles, à peindre dans leurs nuances les plus fines les sentiments et les idées de ceux que l'on peut appeler les premiers hommes, des naïfs et profonds créateurs du langage articulé.

Nous ne saurions terminer cet avertissement sans dire tout ce que nous devons aux encouragements et aux conseils d'un maître dont on ne trouve jamais ni l'obligeance ni l'érudition en défaut, M. Emile Egger. Au même titre, nous tenons à remercier un savant,

(\) La Table analytique eut beaucoup plus complète que celle de rédition anglaise, et facilitera singulièrement les recherches. On y trouvera notamment tous les mots expliqués et les noms de tous les auteurs et de tous les ouvrages cités dans le cours du livre.

XZX AVAUT-PROPOS.

M. Michel Bréal^qui parait appelé à accréditer et à naturaliser enfin chez nous les études que représentée avec tant d'éclat, en* Allemagne, les François Bopp,le Adalbert Kiihn et tant d'autres, en Angleterre M. Ma MûUer. C'est pendant que M. Bréal traduisait le gran< ouvrage de Bopp, sa Grammaire comparée des langm mdo-ewropéermes^ c'est au milieu des fatigues de c long et difficile labeur qu'il a bien voulu s'assujetti encore à revoir toutes les épreuves de la présente tn duction, à nous aider de ses conseils, à nous fourni plusieurs des notes que nous avons cru devoir ajoute à celles de M. Max Miiller. Qu'il nous permette don de lui offrir le témoignage public d'un sentiment qi serait de la reconnaissance, sî nous n'avions le dro de le nommer d'un autre nom, et de rappeler ici k souvenirs d'une vieille et chère camaraderie, d'un fidèle amitié !

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