IV. Sen-dir-mek, faire aimer, devient X. SeiHUr-il-mek, être
amené à aimer.
V. Sev'in-dir^meky faire se réjouir^ devient XI. Sev-in-dir-il-
mek, être amené à se réjouir.
VI . Sev'ûh-dh^mek^ les faire s'aimer l'un l'autre, devient XII. Sev-ish-dir-il-mek, être amené à s'aimer l'un l'autre.
[ais cette liste est bien loin de présenter toutes les lifications des verbes dont dispose le grammairien i (i). On peut ajouter Tidée de négation à chacune ces douze racines secondaires ou tertiaires, par la pie insertion de ^le. Ainsi sev-mekj aimer, devient me-mek^ ne pas aimer. Et s'il faut exprimer Timsibilité d'aimer, le turc a un nouveau verbe à sa disition pour exprimer cette pensée. Ainsi, tandis que me-mek nie seulement le fait d'aimer, sev-he-me- : en nie la possibilité, et signifie ne pas pouvoir air. Au moyen de ces deux syllabes modificatives, le abre des racines dérivées s'élève tout de suite à ite-six. Ainsi :
. Sev mek^ aimer, devient XII. SeiMue-mek, ne pas aimer.
l. Sei^-in-mek^ se réjouir, devient XIV. Sev-in-me-jnek, ne pas se réjouir.
[. Sev-ish-mek, s'aimer Tun l'autre, devient XV. Seo-ishme-mek^ ne pas s'aimer l'un l'autre .
. SeV'dir-inek, faire aimer, devient XVI. Sev-dir-me-mek, ne pas faire aimer.
'. Sev-in-dir-mek^ faire se réjouir, devient XVII. Sev-in-dirme-tnek, ne pas faire se réjouir.
f. Sev-ish-dir-mek, les faire s'aimer l'un l'autre, devient XVIII. SeV'ish-dir-me'niek, ne pas les faire s'aimer l'un l'autre.
) Le professeur Pott, dans la seconde édition de ses EttjmologUtche schungen, II, ii8^ renvoie à dos formations verbales analogues s l'arabe, dans la lanj:ue des Gallas, etc. Des formes analoj^ues, ant le docUmr Grundert, existent aussi dans le tulii, mais elles it pas été analvsécs encore avec autant de succès que dans le turc. ;t ainsi que dans le tulu^ malpuwe veut dire « je fais^ » malpéve. fais habituellement, » malpurûwe, « je fais tout d*un coup, » ^pâve, « je fais faire, » malpawàtjey « je fais ne pas faire, » etc.