‹ La science du langageChapitre 3 sur 33 · PÉRIODE EMPIRIQUE · texte numérisé non relu

PÉRIODE EMPIRIQUE

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Spéculations métaphysiques sur la nature du langage dans les écoles de rinde et de la Grèce : terminologie de Platon > d'Aristote et des stoïciens. — La grammaire proprement dite doit commencer naturellement avec l'étude des langues étrangères. Indifférence des Grecs pour les langues des barbares. Les interprètes dans l'antiquité. Voyages des anciens philosophes grecs. — Bérose , Ménandre de Tyr et Manéthon écrivent en frrec l'hÎKtoire de leurs patries respectives, la Babylonie, la Phénicie et l'Egypte. — Étude critique de la langue grecque dans l'école d'Alexandrie. Les philosophes alexandrins inventent de nouveaux termes grammaticaux. Zénodote. Denys le Thrace, élève d'Aristarque, quitte Alexandrie et s'établit à Rome, vers le temps de Pompée, pour y enseigner le grec : il compose, à l'usage de ses élèves, la première grammaire de la langue grecque. — Influence de la Grèce en Italie dès les temps les plus reculés. Les Italiens reçoivent des Grecs leur alphabet, ainsi que les rudiments mêmes de la civilisation. Dès le temps de Caton, tous les Romains instruits savent parler le grec. — La première histoire de Rome est écrite en (rrec par Fabius Pictor. Livius Andronicus , Nsevius, Plante. Ennius, Térence, Polybe, les Sdpions. Croyances religieuses des Romains. Cratès de Périme donne les premières leçons de pnrammaire à Rome, vers l'an 159 av. J.-C. Lucius iElius Stilon : Varron, Lucilins, Cicéron. Traité de César de Anatogia. Arrivée de Denys le Thrace à Rome : la terminologie irrammaticale qu'il emploie dans sa grammaire grecque est celle dont nous nous servons encore aujourd'hui. — Les grammairiens des siècles suivants: M. Verrius Flacons, Quintilien, Scaunis, Apollonius Dyscole, Probus, Donat, Priscien.

PÉRIODE DE LA CLASSIFICATION. (Pages 133 à 203.)

Obsenations sur la grammaire empirique. — Origine des formes grammaticales. Nécessité d'établir la filiation des langues, afln de pouvoir faire

l TABLE DES MATIÈBES.

remonter les formes grammaticales jusqu'à leur oriçrine. — L'idée d'uni classification des langues inconnue à l'antiquité. Pour les Grecs, le: hommes étaient divisés en Grecs et en barbares. Influence du mot bar àaresy chez les Grecs d'abord et plus tard chez les Romains. — Le Chris tianlsme, en enseignant l'origine commune de l'humanité, prépare le voies à l'étude comparée des langues. — Première division des langues en langue sacrée et langues profanes. — L'étude de l'arabe, du chaldéei et du syriaque conduit à l'établissement de la famille sémitique. La philologie au seizième siècle : Bibliander, Henri Ëstienne, Roccha, Megiser Guichard, J.-J. Scaliger, Duret, Thomassin. — Les progrès de la scienc( du langage sont empochés pendant longtemps par le préjugé qui faisai regarder l'hébreu comme la langue primitive de l'humanité. Leibniz combat le premier ce préjugé : ses efforts incessants pour obtenir des spécimens de toutes les langues du monde, afin d'établir là philologie comparée sur les seuls fondements qui :>oient vraiment solides. — L'impératrice Catherine et ses études philologiques : son Dictionnaire comparé, contenant une liste de deux cent quatre-vingt-cinq mots trdduits en deux centf langues, parait en 1785. ^ Les deux grands ouvrages qui résument, ai commencement de notre siècle, tous les travaux antérieurs, sont le Catalogue des langues, d'Hervas, et le Mithridate, d'Adelung. Vie d'Hervas. — Découverte du sanscrit. Histoire de cette langue, qui cessa d'être parlé< trois cents ans avant Jésus -Christ. Les dialectes qui en sont sortis, h pâli, le prâkrit, lesquels, avec le temps, se sont transformés dans lei idiomes modernes de l'Inde, l'hindoui, l'hindoustani, le mahratte, le ben gali. La haute antiquité du sanscrit est prouvée par les noms sanscrit qui se rencontrent dans les auteurs grecs, latins et chinois; les Voyage, des pèlerins bouddhistes. Étude du sanscrit après la conquête de rind< par les Mahométans. Sous le calife Almansour, Mohammed ben Ibrahin Alfazari traduit en persan le grand Sindhind , vers 771 de Jésus-Christ Travaux d'AIbirouni. Traduction de divers ouvrages sanscrits en i)ersai et en arabe. Règne d'Akbar; il fait traduire en persan le Mahâlhârata, V Râmâyana, V Amarakosha , mais il ne peut obtenir des brahmanes un( traduction des Védas, Légende de Feizi. Dérà, rarrière-petit-fils d'Akbar donne, en 1657, une traduction en persan des Upanishads, laquelle fu traduite en français par Anquetil-Duporron, en 1795. — Travaux de sain François-Xavier et de ses compagnons dans l'Inde. Filippo Sassetti. Vi< de Roberto de Nobili, le premier Européen qui posséda une connaissance approfondie de la langue et de la littérature sanscrites. — Heinrich Roth Correspondance des pères Cœurdoux, Calmette et Pons, avec l'Académie des inscriptions et belles-lettres.— Première grammaire sanscrite publiée en 1790, par Paulin de Saint-Barthélémy. — Fondation, en 1784 de h Société asiatique à Calciitta : travaux de William Jones , de Carey d< Wilkins, de Forster, de Colebrooke. Découverte de l'affinité entre 1< sanscrit et le grec et le latin. — Frédéric Srhlegel. Établissement de la fa mille des langues indo-germaniques.

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