CHAPITRE PRÉLIMINAIRE
Les servir les premiers, c’est pouvoir comp.
ter que leg bénédictions
du ciel tomberont abondantes sur ce qui reste.
Faites cette part jamais indigente POposez-vous de d
tant par mois, et q oré.
bien large: vous ne serez Pour avoir fait l’aumône.
Onner tant par semaine, ou ue cet argent vous soit sa.
Il y aura des circonstances
P88 sSuffcante ; libro à vous de l’augmenter 82 retranchant de la ré qui VOUS est destinée, maïs ne la diminuez jamais,
s0yez-en sûre, Dieu un de ses enfants,
Division du revenu—\Ne Pas le dépasser
10, Cette Part des pauvres une fois bien dé.
terminée |
() 1° Divisez exactement votre revenu, et voyez combien ce qui
QUI vous reste vous Permet de dé.
VOUS pouvez faire pour le logement, pour la Nourriture, pour les vête-
ments, et prenez garde de ne jamais Ja dépas-
ser,
Si vos revenus fixes ne sont Pas suffisants Pour tous vos besoins, travaillez, « Une personne n'est pas Pauvre, dit un économiste, Parce qu’elle n’a rien Mais parce qu’elle ne
Le travail nourrit toujours celui qui le fait avec assiduité, et de plus il détruit l'amour du luxe et fait aimer l’intérieur de la maison, où l’on vit si économiquement quand on le veut,
Le travailLes dettes
11, Nous vous supposons à l'abri du besoin et même dans une certaine aisance ; est-ce une raison pour que ce conseil de travailler ne soit
pour vous Î
Prenez garde : si vous n'avez pas besoin de travailler pour vivre actuellement, vous en avez besoin pour vous occuper, ne Pas VOUS laisser dévorer par l’ennui, envahir par la médisance et dominer par la sensualité. |
Quand l'ange du travail est chassé ou même délaissé, c'est le démon de l'oisivité et de la fantaisie qui prend sa place ; et l'oisiveté et la fantaisie ruinent les familles les plus opulentes.
Vous avez besoin de travailler pour obéir au précepte de Dieu qui veut que toute créature travaille.
Vous en avez besoin enfin pour ne pas lomber dans la misère.
Sans doute, on travaille et on amasse pour vous, et nous ne vous considérons ici que comme chargée de la conservation d'un revenu qu’on vous fournit ; mais si vous perdez l’amour du travail, vous perdez la vigilance, l'exactitude, l'amour de l’ordre.
Vous laissez des vides s'introduire dans votre maison, et pour boucher ces trous VOUS aurez recours aux emprunts, aux dettes.
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lre PARTIE — ADMINISTRATION
revenu, et qui
Pour ne jamais le dépasser.
Ye faites done AUCUNE acquisition tant soit
Sans bien savoir gi VOus pou-
vez la faire avec les
revenus que vous avez, 8ez, calculez, igez-vous rigoureusement à la fin de cha.
Talnements de la Vanité, 1 vous apercevez un déficit, une dette, n’a.
eg ni trève ni TEPOS que vous ne les ayez com. 8 Nous vous dirons tout .à l'heure com mené on peut le faire, ne dette da
13, 2° Voillez non seulement à ne pas dé.
Passer vos revenus, mais cherchez je moyen de
mettre chaque année de côté une petite somme d'argent.
C’est la part qui doit subvenir aux accidents imprévus, aux maladies un peu longues, aux pertes de biens ou d'argent.
C’est aussi la part des joies intimes de l’âme et du cœur, qu'il ne faut pas négliger dans une famille.
‘ Si quelqu'un, dit Bacon, veut se mettre au niveau de ses affaires, sa dépense habituelle ne
. doit s'élever qu’à la moitié de son revenu, et,
s’il veut devenir riche, qu’au tiers seulement, ”
C'est un peu exigeant, et je ne veux pas que vous alliez jusque là ; mais je désirerais qu’il y eût dans un coin de votre tiroir, une petite bourse cachée, que vous grossiriez le plus que vous pourriez en retranchant une foule de fantaisies que vous permettrait votre position, et dont la privation ne troublerait ni votre sommeil de la nuit, ni votre bonne humeur de la journée,
Je ne veux pas trop m'appesantir sur les malheurs, les faillites qui tombent sur un mé-
nage comme à l’improviste et détruisent tout
le bien-être d’une maison, s’il n’y a pas quelque avance pour faire face aux premiers besoins ; ni sur les dépenses occasionnées par une longue maladie, qui empêche l’augmentation du revenu apporté par le travail et absorbe une grande partie des ressources ordinaires, Ces réflexions seraient moins comprises à votre âge ; mais n’est-ii pas vrai qu'il es des moments dans la vie où il faut se montrer plus généreux !
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16 lre PARTIE— ADMINISTRATION
Utilité de 1a somme mise de coté
14. Comme on est heureuse d'avoir des avances et de pouvoir puiser largement, sans que rien en souffre autour de nous, dans ce trésor amassé par nos légères privations, quand il s'agit, par exemple, d’une bonne œuvre im. prévue qui sauve l'honneur, la liberté, quel. quefois la vie À une famille et nous attache Pour toujours des cœurs dévoués F
Ou d’une partie de plaisir qui se présente 8pontanément et nous laisse de longs souvenirs € joie ; Où d'un voyage longtemps rêvé, qui jette une délicieuse variété dans la monotonie de 1a vie j : | Ou encore de la réception de ces vieux amis d'autrefois, qu’on garde dans sa maison tant qu'ils veulent réster, et dont la présence rajeunit le cœur ; :
Ou enfin d’un cadeau précieux ou utile fait
rares Où un tableau de prix Pour un frère, une amie qu’on sait amateurs.
Mettre de côté Pour se procurer ces joies de l’âme, ce n’est Pas se priver de quelque chose, mais se rendre heureux : et vous Pouvez dire chaque fois que vous augmentez votre petit pos de réserve : c’est Pour acheter du bon-
eur,
+ . gr AUGMENTATION DU REVENU 17 " Combler les déficits.—Moyens
15. 3° Apprenez à ramener l'équilibre entre vos dépenses et vos recettes quand vous apercevez un déficit.
Comme la part des pauvres, la part des joies intimes doit être sacrée, et ne servir, en de hars de sa destination, qu'à combler les vides 7 qu’une maladie ou une perte ferait au budget.
Mais il est des moments ou l’argent mis en réserve peut ne pas sufiire pour combler ces vides ; alors pratiquez des retranchements.
Oh ! que cet art des retranchements est ad-
mirable quand il est pratiqué avec le cœur !
Une fois qu’on l’a essayé, on trouve du trop en tout et partout.
Voyez d'abord bien clairement votre position, et divisez les économies que vous pouvez faire, de manière à pouvoir vous dire : Dans tant de mois, je serai remise à mon courant ; puis à l’œuvre !
Ne retranchez pas-sur la quantité de nourriture, mais plutôt sur la qualité qui peut rester toujours bonne en cessant d’être recherchée.
Quelques jours par semaine de mets ordinaires font vite une économie réelle.
. Puis n’y a-t-il pas de ces superfluités d’assaisonnement ou de dessert qui ne servent qu'à surexciter le goût sans procurer le rassasie-, ment ? Retranchez-les impitoyablement pour ne les laisser reparaître qu'aux grandes fêtes. Le vin ordinaire est moins cher et plus utile à la santé que les vins étrangers, et les pâtisseries surchsrgent bien l'estomac. :
Uperfluités de toilette, tel.
es que les essences Précieuses, parfums d’un
matiques des Champs ?
N'y at-il Pas des super fluités de vanité litté. raire, telles que les abonnements à des feuilles futiles, À des Journaux de modes qu'on lit à peine et qu’on reçoit souvent uniquement pour €n faire parade ?
Retranchez ces abonnements ndant six mois : économie réelle de temps et d'argent.
N'y a-t.il Pas des super fhuités de travail ? Au lieu d’une brod rie qui vous laisse nonchalante et rêveuse, Prenez du linge À raccommoder, taillez et faites VOus-même vos vêtements or-
inaires ; vous économisez l'argent donné à
Portez un mois encore ce vêtement que vous aviez dessein de quitter parce qu’à
estez un peu plus chez VOus, et vous épars Bnerez la toilette exigée par des soirées où
Voyez peu de belles choses pour en peu dé sirer, et occupez-vous plus sérieusement, pou ne pas laisser à votre imagination le temps de se créer des besoins factices.
En résumé, ne retranchons pas sur le nécessaire, mais sur le superflu ; et quand on le veut bien, on trouve toujours du superflu autour de soi.
Et si quelquefois nous devons prendre même sur le nécessaire, oh ? sachons le plus longtemps possible cacher cette dure nécessité à ceux que nous aimons. Le.
Souffrons davantage pour qu’ils ne souffrent pas.
On vit si bien avec peu quand on est dévoué ! 17. Faut-il aller plus loin et indiquer, pour
combler ce déficit, le travail fait pour gagner
de l'argent ?
Hélas ! il est plus d’un ménage aisé en apparence et forcé à une certaine représentation dans la société, qui ne peut se soutenir avec les ressources qu’apporte chaque mois ou chaque année un ou deux membres de la famille.
Alors, pauvre femme, c'est à vous de vous ‘imposer tous les jours, et quelquefois bien avant dans la nuit, plusieurs heures d’un travail sérieux, assidu, pénible, pour essayer d'augmenter de quelques pièces de cent sous le budget insuffisant.
Veiller, travailler, user sa vue, ce n’est rien
pour le dévouement, et même, sous blem ob LD
tion du cœur, le travail semble se multäflienet devient en quelque sorte plus gracieux. : -" : = Mais vendre ce travail, oh! que c'Ést
Tara 2
mer me
mettait de |’ malheur est
sûre, que vous l'avez longtemps père. .
20 lre PARTIE ADMINISTRATION
Il faut avoir P Pour le comprendre :
geur monter au vis
ncore si ce n’était que dur, et, mot qui n’es Pas chrétien, par ’humilie jamais, «si ce n'était «u’humi-
— passez ce
bon Dieu vous réservait de telles épreuves, laissez, laissez vo-
ler demander un conseil
Vous venir
Et puis, dans ce Pensionnat, n’y a-til pas Un cœur bien dévoué à qui vous veniez confier es peines de votre cœur ?
Si le bon Dieu n’a pas appelé au ciel ce préin ami de votre âme, allez encore Vous confier
ui,
Tant que vous fûtes heureuse, il vous per- Oublier ; mais Maintenant que le
venu, il se souviendra, sOyez-en appélé mon
le vous : “Une oin de
ssez ce & pau- ’humia ache-
| vous
eZ vVole vos onseil feront venir