INDUSTRIELLES
Nous avons défini le travail humain : l'effort nécessaire à l'homme pour s'approprier des utiUtés.
Nous avons prouvé également que la valeur de l'homme est en raison de la puissance de l'outil et de l'abondance des capitaux circulants.
Gomment est organisée la collaboration du travail humain dans la production ? Quelle transformation paraît-elle appelée à subir ? Telles sont les questions que nous allons examiner.
Certains prétendus réformateurs, plaçant leur idéal dans le passé, voudraient faire revivre les corporations qui, réminiscences des corps de métiers romains, se sont organisées pendant le moyen âge et se sont perpétuées jusqu'à la Révolution *.
Ils n'ont jamais réfléchi au vice profond qui les caractérisait et que nos lecteurs, après le chapitre précédent, comprendront d'un seul mot.
Nous avons prouvé que la forme de l'association est d'autant plus perfectionnée qu'elle établit mieux la distinction entre les intérêts et les personnes et qu'elle spécifie mieux les intérêts qu'elle met en commun.
Or, la corporation des arts et métiers s'était modelée, sur
* Voir rinventeur, par Yves Guyot. Introduction,
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