‹ La science économique (volume 2)Chapitre 125 sur 196 · TRAVAIL HUMAIN ET ORGANISATIONS INDUSTRIELLES · texte numérisé non relu

TRAVAIL HUMAIN ET ORGANISATIONS INDUSTRIELLES

multipliés, par lesquels une partie des fonds dont ils auraient eu besoin pour monter leur commerce, ou leur atelier, ou même pour subsister, se trouve consommée en pure perte.

<c Ceux dont la fortune ne peut suffire à ces pertes sont réduits à n'avoir qu'une existence précaire sous l'empire des maîtres, à languir dans l'indigence, etc. »

Turgot affirmait que « le droit de travailler était la propriété de tous, et la première, la plus imprescriptible de toutes. »

Cet édit avait, dans cette société fondée tout entière sur le privilège, un' caractère révolutionnaire qui le rendait inacceptable. Les corporations étaient rétablies la même année et n'étaient décidément supprimées que le 4 août 1789 ; malgré les efforts plus ou moins intéressés et ignorants, faits pour les rétablir, elles demeurent supprimées à jamais. Leur réta- Ijlissement serait le symptôme d'un trop grand recul. Elles sont contraires à la loi de développement de l'association, car elles établissent la confusion entre la personne et l'intérêt, l'homme et la chose. Elles englobent la personnalité humaine. Ce sont des sortes de congrégations et de couvents qui, en dépit d'efforts récents, trouveront de moins en moins place dans les sociétés modernes.

Plus l'individualité est forte, plus elle proteste contre toute absorption de ce genre.

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