‹ La science économique (volume 2)Chapitre 129 sur 196 · LORGÂNISATION DU TRAVAIL ET LE DROIT AU TRAVAIL · texte numérisé non relu

LORGÂNISATION DU TRAVAIL ET LE DROIT AU TRAVAIL

I. L*espril mendiant — M. Louis Bltno et U eonearrenee.— Les proleetioiiniitei.

— Le programme de M. Lonis Blano. — La prodoetion par TÉtat, — La efaertéi

— L'éoonomie aentimentale. — Erreur tor le rôle dn capital. -^ II. Le droit «n travail.— Les protectionnistes.— La constitntion de 1848. •» M* Ledm-RoUin.

— Questions embarrassantes. — Aberrations éoonomiques. — Napoléon IIL

I. La bourgeoisie censitaire avait ea ce que Buckle appelle Tesprît protecteur et ce que plus eKactement on doit iqipeler Fesprit mendiant, — le mendiant étant celui qui réclame une faveur, une aumône, un privilège, tantôt par supplication, tantôt par menace.

Cet esprit inspira les doctrines socialistes de 1948 : etc^est lui qui se manifeste dans les utopies et les discussions da temps; les réfutations de leurs adversaires étaient sans portée, parce que, immédiatement, ils pouvaient être mis en contradiction avec eux-mêmes.

A M. Louis Blanc attaquant la libre concurrence à l'intérieur, que pouvaient répondre les protectionnistes lorsqu'il leur disait : — Mais, messieurs, si la concurrence est une bonne cbose, pourquoi demandez-vous donc qu'on vous protège contre elle? je n'ai pas inventé mon système : c'est le vôtre que j'ai pris.

Les protectionnistes disent : — L'industrie du coton est nécessaire, l'industrie du fer est nécessaire, l'industrie houillère est nécessaire, l'industrie des instruments de musique fait partie du domaine national. Assurez-nous contre la concurrence d'étrangers qui font mieux que nous et à moins de frais.

Ils ont répété ces lamentations depuis soixante ans, et ils les répètent encore tous les jours. Alors M. Louis Blanc intervenait :

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