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Aux États-Unis 523 banques sont reliées par des ekaringhomes. Elles ont fait en 1884 pour 44 milliards, en 1885 pour 41 milliards de dollars de compensation. En Angleterre, ceux de Londres, Manchester et Newcastle, ont fait en 1884 5 milliards 751 millions ; en 1885, 5 milliards 657 millions de liv. st. d'affaires. En Allemagne, le chiffre des opérations de ces institutions se monte en 1885 à 12 milliards 130 millions de marcs. Le dearing-house de Vienne a fait des opérations s'élevant à 4 milliards 506 millions en 1 885 . A Paris, un certain nombre de banquiers en ont fondé un en 1872. Le chif&e de ses opérations a été en 1884 de 4 milliards 264 millions de francs, il est tombé en 1885 à 3 milliards 983 millions. On voit que cette institution n'a pas reçu en France le développement qu'elle devrait avoir.
En 1842, R. Stephenson et Morison établirent une sorte de
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clearing 'house pour régler les comptes des compagnies de chemins de fer entre elles.
En 1874, a été établi à Londres le London Stock Exckan^e Ckaring House. Il a pour but de balancer ensemble non des sommes d'argent, mais des quantités de titres entre les agents de changa On a reconnu que les quantités réellement transférées n'excèdent pas 10 pour 100 du total des transactions liquidées.
On yoit donc que ces institutions ont toutes pour bat de substituer à l'usage et au transport de la monnaie métallique de simples transferts d'écriture. On peut dire que la circulatim d'un pays est d'autant plus développée, que Vusagedelamomét y est plus restreint^ relativement au chiffre de ses affaires.
C'est un aspect de ce phénomène que nous avons constaté, savoir : que le progrès industriel consiste à obtenir le rapport vH' verse le plus grand possible entre la consommation des capitaux circulants et le rendement des capitaux fixes.
Nous venons de voir trois Importantes fonctions remplies par les banques : assurer de bonne monnaie, garder de la monnaie, réduire Tusage et le transport de la monnaie. Elles opèrent ces trois fonctions à l'aide du papier de circulation : lettres de change, chèques, billets de banque, car le billet de banque n'est qu' une sorte de chèque, au porteur, sans endosseur. I
Mais les banques ont encore une importante fonction, c'est ' celle du crédit à proprement parler. Elles ont pour but alors de faciliter le prêt de A, qui iie sait que faire de son capital, à B, qui veut l'utiliser. Elles font alors usage du papier de crédit, elles escomptent les billets à ordre, qui sont des promesses de payer; elles escomptent les traites. Enfin, depuis un certain nombre d'années, elles absorbent le plus de capitaux possible, elles font des émissions et, avec ces émissions elles commanditent des entreprises, et elles font crédit aux États dans l'embarras.
De toutes manières, dans la première catégorie d'opérations comme dans la seconde, le bénéfice de la banque est une commission.
Les banquiers, si riches qu'ils soient, ne travaillent pas avec
leurs ressources. En réalité, la source de leurs bénéfices, c'est la confiance qu'ils inspirent. Ce sont des courtiers entre les industriels et les capitalistes, entre les commerçants eux-mêmes. Les bénéfices des banques sont en raison inverse de la quantité de capitaux qui leur sont nécessaires. Ces capitaux sont une concession à l'opinion publique.
L'escompte est un monnayage des engagements contractés par l'industrie à la suite d'opérations réelles.
Les escompteurs de Londres font deux opérations : 1® ils procurent de l'argent aux banquiers de province en escomptant leur papier quand ils ont besoin d'emprunter, ce qui arrive rarement; 2® presque toujours, au contraire, les banquiers de province ont trop d'argent, alors les escompteurs de Londres l'emploient à l'escompte du papier de commerce.
D'après la déposition de M. Richardson, un des principaux escompteurs de Londres, les afi'aires du second ordre sont cinquante fois plus fortes que les autres.
Nous n'avons pas à entrer dans le détail des opérations de banque. Ce que nous avons dit suffit pour en indiquer les deux principaux caractères.
Maintenant reste à examiner ime grosse question, c'est la question de la banque d'Angleterre et de la banque de France.
IV. L'acte de 1844 divise la banque d'Angleterre en deux sections : le département de l'émission, qui a pour tout devoir de mettre les billets de banque en circulation et ne peut en émettre que pour une somme de 15 000 livres (375 000 000 francs), montant de ses prêts faits autrefois à l'État et représentée par des inscriptions de rentes ou des bons de l'Échiquier; ensuite tous les billets émis doivent être représentés par des espèces dans les coffires de la banque. Rien de plus antiscientifique que cette distinction, car l'emploi des billets de banque doit se régler sur l'escompte des effets de commerce.
J'emprunte à l'ouvrage de M. Bagehot le bilan suivant, mais on peut faire le même travail sur les bilans qui paraissent les mercredis de chaque semaine.
LA SCIENCE ÉCOXOmOUBi