‹ La science économique (volume 2)Chapitre 154 sur 196 · BESOINS · texte numérisé non relu

BESOINS

listes civiles.

dépenses militaires.

la dette.

(En millions de francs.}

Ceux qui, en raison de leur tempérament et de leur éducaon classique, transportent dans notre civilisation productive

Kolb, Statistique comparée, 1880.

491 U KllMOE iCOROmOQK.

les ancieniiM théories romainea, T^tmdent avec im certain dé- >

itàa, quand on lenr montre ces chines : — Des Hein communs 1

Soit : mais tant que ces chiffres eontinoenMit f aBgwnter et qu'il y aura dans le cerveau d'un certain nombre de gouvernants ridée de recommencer les dévastations dont nous venons de donner un total affaibli, ^ car il faut compter, à c6té des chiEfres oIDciels, les ruines particulières, l'interruption de la production pendant un temps plus ou moins long^le capital humain disparu, — il ne sera pas inutile do répéter que toutes ces forces vives, ces milliards, ces énergies dépensées pour la destruction enraient été mieux employés à la prodoetlra.

OnaMd .en Jette «B coup d'fldlAir les sodAés nâmejM plus prodncUves, on est effrayé thi^itiuutiMre de poKnnMdont l'activité est ;^U8 ou moins utilisée >.

Je dis : plue ott mcnns, car, prent» les hommes qui font ou tentent de bire œime productive : production, échange, transport; beaucoup, en se donnant beaucoup de mal, ne se livrent qu'à un travail infime ; il est vrai qu'& cdté, un inventeur comme Watt, comme Fulton, comme Stephenson, comme AAvright, va jeter des milliards dans lé monde; il est vrai que, grâce à eux, un chauffeur, un mécanicien vont avoir une énei^e de production que ne pourraient atteindre des millions de manœuvres réduits à leurs forces musculaires; il est vrai que le directeur d'une exploitation industrielle, par quelques simples combinaisons qui n'ont souvent t'air de rieii,Ta augmenter dans une proportion énorme la puissance de production des instruments qu'il a entre les mains.

Hais même parmi tous ceux-là qui travaillent, combien de temps perdu 1 Quel est celui qui consacre à sa besogne toutes les forces et toute Ténei^e dont il est capable ?

Nous pouvons donc affirmer que, dans les civilisations qui passent pour les plus laborieuses, une très petite partie de l'énergie humaine est employée à la production.

» VoIrUv.IV.chap. H.

Il en est de môme pour les capitaux. Sans doute, ils devraient avoir un but : produire bien, produire beaucoup, produire à boa marché! Mais cependant ils obéissent à une foule de préjugés qui les en détournent. Peu de gens ont un programme, un plan, une règle. La plupart, au contraire, ont la paresse d'agir, de chercher remploi le plus utile de leurs capitaux; c*est ainsi qu'ils se laissent prendre aux boniments des charlatan^ et jettent leurs millions dans des emprunts étrangers, comme à la loterie, s'en remettant au hasard et comptant sur la Providence.

Voici le résultat constaté dans un tableau publié par The Economist dans sa revue commerciale et industrielle de 1878.

Page 1