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CHAPITRE IV

1. Nécessité de définitions précises.— Adam Smith. — J.-B. Say. — Malthns.— II. Le besoin.— Le désir.— L'utilité. — L'école anglaise; Ricardo, Malthns. — La richesse. — Objet ou service? — Erreur de Mac-Culloch et de M. Gourcelle- Seneuii.— J.-B. Say et les produits immatériels.— Contradiction signalée par M. Dunoyer. — Définition de Mao-Culloch. — Inconséquence de Stuart Mill. — Étymologie du mot richesse, — III. Les agents naturels non appropriés.— Toute utilité est appropriée. — IV. Le travail. — Travail et richesse. — Préjugés : MM. de Saint-Gricq, Cunin-Gridaine . — La machine de Sismondi. — La culture du Sahara et da Groenland. — Y. L'échange. — Conclusion. — Résumé.

I: Nous allons détermiaer les phénomènes dont la science économique a Tétude pour objet.

Peu d'économistes ont suivi le conseil de Voltaire : « Définissez les termes ! » Cependant, pour s'entendre, il faut d'abords se comprendre.

Mes définitions ne seront pas toutes d'accord avec les définitions généralement acceptées; un auteur aie droit de définir à son gré les termes qu'il emploie ; il doit seulement remplir deux conditions : s*en servir toujours dans l'acception rigoureuse qu'il leur a donnée ; présenter des définitions plus précises que celles qui existaient antérieurement.

Malheureusement, les termes qui jouent le rôle de clefs de voûte à la science économique sont pris dans des sens fort diff'érents. Quelquefois, chez le môme auteur, leur signification varie. Ce défaut existe chez Adam Smith. J.-B. Say a essayé d'y remédier; mais certaines de ses définitions sont fort discutables. Malthus avait constaté la nécessité de définitions précises : « On semble fort peu d'accord, dit-il, sur la définition à donner de la richesse, du capital, du travail productif, de la valeur, et sur ce qu'il faut entendre par salaires réels, par profit, par le mot : travail, etc. » Lui-même a fait une longue

SCIENCE ÉCONOM. *

étude sur les Définitions en économie politique^, au cours de laquelle il a oublié son titre.

II. L*homme a des besoins, c*est une vérité de fait, que Fobservation de tous les jours établit suffisamment pour qu'il ne soit pas nécessaisA d'insister*.

Le besoin est le désir pour Thomme de se procurer des jouissances et d'éviter des efforts et des souffrances.

Rien ne se crée, rien ne se perd : telle est la grande formule de la science moderne. L'homme ne crée pas des objets ; pour satisfaire ses besoins, il crée des utilités.

D'après M. Gourcelle-Seneuil, qui suit en cela Ricardo, Malthus et Sismondi, « le besoin économique est un désir qui a pour but la possession et la jouissance d'un objet matériel *. »

A ce compte, j'ai besoin de me faire défendre par un avocat ; je ne paye pas mon avocat.

M. Courcelle-Seneuil dit encore : « Sont richesses, toutes choses matérielles utiles, appropriées aux besoins de l'homme. i»

La santé n'est-elle pas une richesse? la force n'est-elle pas une richesse ?rintelligence n'est-elle pas une richesse?

En dehors des agents naturels appropriés aux besoins de l'homme, il y a des utilités résultant d'un certain ordre établi dans les rapports de l'individu soit avec lui-même, soit avec les autres individus. La santé est une utilité. La sécurité est une utilité.

D'après la théorie de M. Courcelle-Seneuil, les médecins n'auraient droit à aucun honoraire, les gouvernants non plus. Il est vrai que ceux-ci, au lieu d'assurer la sécurité, sont souvent les premiers à la troubler; mais ce n'est pas dans cet

1 Pour toutes les citations que je ferai des physiocrates, de Targot, de Smith, de J.-B. Say, de Ricardo, de Malthus, je me servirai de la grande Collection des Kconomistes de Guillaumin.

* Voir, pour l'analyse physiologique du « besoin », Letourneau, Physiologie des passions, la Sociologie; — André Lefèvre, la Philolosophie, p. 538-540.

Traité d'économie politique, 1. 1, p. 25.

espoir que les contribuables coaseaieul à leur donner des appoiDtements fort élevés.

M. Courcelle-Seneuil pourra répondre que la santé est une chose fort matérielle, et la sécurité aussi. Je ne conteste pas, s'il veut donner cette extension, peut-être excfesive, aux termes fl possession et jouissance d'un objet matériel ».

Je n'ai pas à rechercher ici comment l'individu peut agir sur lai-même. Me contentant de constater des faits en dehors de toute discussion, je dis : Quel est le but de toute instruction î — D'augmenter la puissance soit musculaire, soit cérébrale de rindividu.

Les tournois du moyen âge étaient des foires où les chevaliers venaient montrer leur force et leur valeur. Ce dernier mot était propre; car, plus ils étaient forts, plus ils valaient.

Aujourd'hui, dans les concours scientifiques ou littéraires, aux expositions artistiques, enfin en nous adressant tout simplement au public, que faisons-nous, artistes, littérateurs, savants, etc. ? Nous montrons la plus-value qui est résultée pour chacun de nous de nos efforts intellectuels.

Je vais plus loin. Il y a utilité pour l'homme, non seulement quand il se procure une satisfaction, mais encore quand il s'épargne une peine. Toute satisfaction d'un désir, tout soulagement d'une peine représente une valeur.

« Mais,dit Mac-GullochS si l'économie politique devait mettre eo discussion la production ou la distribution de tout ce qui est agréable à Thomme, elle renfermerait en elle-même toutes les autres sciences ; la meilleure encyclopédie serait alors le meilleur traité d'économie politique. La santé est chose utile et délectable : il faudrait donc insérer la médecine dans le catalogue de la science des richesses. La liberté civile et la liberté religieuse sont éminemment utiles : il faudra donc que la science des richesses comprenne la science politique. Le jeu

^ Économie politique, article publié dans le supplément de VEu" cyclopédie britannique.

d'un grand acteur est chose agréable : il faudra donc, pour compléter la science de la richesse, y introduire des discussions sur les principes de l'art scénique, et ainsi de suite. »

Mac-Gulloch posait mal la question. Il ne s'agit pas d'étudier la médecine ni l'art dramatique; mais il s'agit d'étudier les effets économiques de la médecine, de l'art dramatique, de la liberté civile et religieuse, comme de tout autre service.

Le médecin a une valeur, Facteur a une valeur, la liberté civile et religieuse ont elles-mêmes une valeur. Nul ne niera les effets économiques de la révocation de Tédit de Nantes.

J.-B. Say dit parfaitement* : « L'industrie d'un médecin, l'industrie d'un administrateur de la chose publique, d'un avocat, d'un juge, satisfont à des besoins tellement nécessaires, que, sans leurs travaux, nulle société ne pourrait subsister. Les fruits de ces travaux sont tellement réels qu'on se les procure au prix d'un autre produit matériel. »

Il donne au résultat de l'industrie d'un médecin le nom de « produit immatériel », pour l'opposer à « produit matériel ». Cette distinction est fausse; en réalité, nous ne créons jamais que des produits immatériels, puisque nous ne pouvons jamais créer de matière; ou plutôt, il n'y a pas de produits; il n'y a que des utilités, et les utilités comprennent tous les services donnant lieu à des échanges. Ce sont toujours des services qu'on achète ou qu'on vend. Un médecin est un entrepreneur de guérisons.

Du reste, Charles Dunoyer* a fort bien montré la contradiction existant chez la plupart des auteurs qui appellent travaux improductifs ceux qui ne s'incorporent pas dans un objet matériel ; cependant, tous arrivent à reconnaître l'utilité des résultats productifs de ces prétendus travaux improductifs. Mac-Culloch n'y avait pas échappé; après la réfutation que j'ai citée, il arrive à comprendre dans le même traité, sous le

, ' Traité d'économie politique, liv. I, oh. xiii. • Dictionnaire d'économie politique, article Production.

nom de travail productif, toutes les différentes sortes d'avan tages auxquels il avait d*abord refusé ce titre ; et dans ses Principes d'économie politique il donne de la richesse la définition suivante : f La richesse désigne tous les articles ou produits qui sont nécessaires, utiles ou agréables à l'homme et qui, en même temps, sont doués d'une valeur échangeable '. »

Il n'a pas fait suivre le nom de « produits » de l'épithète « matériels d, ce que n'a pas manqué de lui reprocher Malthus. John Stuart Mill constate* que f l'adresse, le talent, l'énergie et la persévérance des artisans d'un pays font partie de la richesse de ce pays tout aussi bien que les machines et les outils du travail. » 11 définit la richesse : « Toutes les choses utiles ou agréables qui possèdent une valeur échangeable. »

Mais, par une inconséquence très fréquente chez lui, il revient à dire : a Quand^ dans ce traité, je parlerai de la richesse, c'est de la richesse matérielle seule qu*il sera question, et, par travail productif, j'entends le travail dont l'emploi produit les utilités incorporées aux objets matériels^. )>

« Les services sont-ils richesses?» dit M. Courcelle-Seneuil *, et il conclut c que, partout, l'idée de la richesse emporte avec elle celle des divers objets tout matériels, j»

Cependant, si nous remontons à l'origine du mot de richesse, nous voyons que Reich signifie puissance, et Reichlhum, richesse. Chez les Latins, opes signifie, à la fois^ force et richesse. WecUlh, eu anglais, veut dire : bien et richesse. Dans la langue espagnole, on appelle ricos homhres^ les hommes riches et puissants.

« Richesse, c'est pouvoir, » a dit Hobbes. Oui, richesse est synonyme de puissance. Est riche celui qui, pouvant échanger beaucoup de services, peut obtenir beaucoup d'utilités. Un in-

i Principes cTéconomie politique^ part. I, p. 5.

* Principes d'économie politique ^ liv. I, eh. m, § 3. » Principes d'économie politique^ liv. I, ch. m, § 3.

54 Là SCIEKCB ÉCOlfOMIQUE.

ventear, an grand écrivain sont riches, et leor richesse se ma. nifeste souvent de la manière la plus matérielle.

Un peuple qui peut rendre de grands services aux autres est riche. Est-ce que les grands médecins, les grands acteurs oe constituent pas une partie de la richesse de la France? Demandez-le aux étrangers qui viennent pour consulter les premiers et admirer les seconds!

Lord Landerdale a donné de la richesse une vraie définition en comprenant sous ce terme : « Tout ce que l'honmie désire comme pouvant lui être utile ou agréable^ ».

Il faut qu'il soit bien entendu dès maintenant que la richesse, c'est la possession de futilité.

Cette distinction est importante, car nous verrons plus loin à quelles conséquences fantastiques sont arrivés les économistes qui Tont fait résider dans la valeur.

III. D'après eux, les utilités naturelles ayant pour conséquence de diminuer la valeur, plus l'homme en a à sa disposition, plus il est pauvre, économiquement parlant '. Les utilités artificielles seules constituent la richesse*. En vertu de je ne sais quelle application des causes finales, ils disaient :

« La nature cède gratuitement aux hommes certaines utilités dont tous jouissent également *. » a La nature met au service de la production Taîr, la lumière du soleil, Teau de rOcéao, ce sont les agents naturels non appropriés^. »

Il y a là une erreur : Tulilité n'existe que par rapport à l'homme; en dehors de lui, elle n'existe pas : le terme utilité implique appropriation.

Jean-Baptiste Say disait ;

« La terre n'est sûrement pas le seul agent naturel doué de force productive, mais c'est le seul ou presque le seul qui puisse

1 An Inquiry into the nature and origine of public wealth, 1804.

« Voir ch. V, Définition de la valeur.

» Voir Dictionnaire d'économie politique, H. Passy, art. Utilités.

♦ Id.

» G. de Molinari, Cours d*économie politique, 1. 1, p. 44.

être possédé. L'eau des rivières et de la mer, Tair, le soleil, sont aussi des forces productives ; mais, heureusement, personne ne peut dire : Elles m'appartiennent, payez-moi pour les services qu'elles vous rendront, t Erreur! tout est propriété.

La chaleur du soleil? n'en tenez-vous pas compte quand vous achetez une maison, une terre, quand vous louez un appartement ou un jardin? Les maîtres d'hôtel de Nice et de Pau ne la font-ils pas payer? Auriez-vous des vignobles sans la chaleur du soleil? et lorsque vous achetez tel ou tel cm, ne dites-vous pas : Il est dans une bonne situation?

La mer n'est-elle pas appropriée sur les côtes? le port qu'elle forme n'est-il pas la richesse d'une ville ? n'est-elle pas appropriée par le navire qui flotte sur elle dans tout l'espace nécessaire à son parcours? Elle est si bien appropriée, que sa possession est susceptible de conventions multiples. Voyez Terre-Neuve et ses morues I

L'air? Une maison est en bon air ou en mauvais air. On l'approprie avec jalousie dans les villes. Une propriété augmente ou diminue de valeur selon qu'elle est bien aérée, trop aérée, ou pas assez.

Une nation compte son climat parmi ses richesses; et elle a d'autant plus raison que souvent c'est sa principale richesse. Quand elle défend son territoire, elle défend en môme temps son soleil.

Le terme utilité implique l'idée d'appropriation, par suite d'échange.

Mais vous considérez, peut-on dire, la santé comme une utilité; cependant, est-elle susceptible d'échange?

Oui, car pour la conserver ou l'obtenir, vous payez médecins et pharmaciens.

Mais, dites-vous, soit : elle a une valeur pour vous ; mais pour les autres elle n'en a pas ; elle n'est donc pas susceptible d'échange.

J'admets que ma santé n'ait pas de valeur pour les autres :

mais elle en a pour moi : c*est une utilité tellemeat appropriée par moi qu^elle est amalgamée à ma personne. Je puis l'acheter, je rachète même tous les jours, et très cher.

Je puis même la vendre ; car ma santé fait partie de mes forces, et je puis louer l'usage ou céder le produit de mes forces .

L'échange n'implique pas identité de services, il implique réciprocité et diversité de services. La santé est une utilité pour moi, je l'achète au médecin en échange d'une somme d'argent qui sera une utilité pour lui.

Pour se procurer des utilités, l'homme agit. Il agit même pour se procurer la négation de l'action : le sommeil; il se couche, et achète de l'opium.

IV. Toute action qui a pour but de procurer à l'homme une utilité quelconque comporte un effort, plus ou moins intense, plus ou moins réfléchi, plus ou moins agréable. Cet effort, c'est le travail.

Tantôt le travail s'exerce sur l'homme lui-même, ou plutôt sur certaines parties de l'homme. L'hercule de foire développe ses biceps, la chanteuse sa voix, la danseuse ses jarrets; tous ceux qui se livrent à un travail intellectuel quelconque, mathématiciens ou comptables, romanciers ou savants, leurs circonvolutions cérébrales.

Tantôt le travail s'exerce sur un objet extérieur : le laboureur façonne la terre, le pêcheur prend du poisson, le mineur extrait de la houille, etc.

Le travail a pour résultat soit un changement d'état de la matière (physique, chimique ou physiologique), soit un changement de lieu.

Il faut se garder ici de l'erreur dans laquelle sont tombés certains économistes anglais, que répètent tous les jours les protectionnistes et qui ne choque pas l'opinion publique : — Toute richesse vient du travail. « Le travail constitue la richesse d'un peuple, » disait M. de Saint-Cricq, ministre du commerce, et cette phrase est ressassée encore aujourd'hui dans toutes les discussions économiques.

A ce compte la richesse serait donc proporlionaelle au travail ? Or, le travail, pour se procurer une utilité quelconque, doit être d'autant plus grand que la terre est moins fertile, que nos moyens mécaniques sont moins perfectionnés. Donc la richesse est en raison inverse de la fertilité du sol et du progrès mécanique. Le plus sûr moyen de devenir riche serait d*aller labourer le Sahara et cultiver le Groenland.

Cela a été dit. M. Gunin-Gridaine, autre ministre du commerce, s'écriait : c Inventez une machine qui augmente de moitié la main-d'œuvre, afin de donner de l'ouvrage aux ouvriers. »

Tout le monde connaît l'hypothèse de Sismondi. Il suppose une machine dont la manivelle serait placée dans la main du roi ou d'un ministre. Il la ferait tourner sans effort et elle accomplirait toute la besogne que font aujourd'hui, si péniblement, tant de millions d'hommes, qui alors n'auraient plus qu'à regarder faire en se croisant les bras. Ce résultat serait, pour Sismondi, la ruine du pays.

En dépit des économistes, beaucoup de gens sont encore de l'avis de Sismondi, et M. Allain-Targé ne commettait point une erreur personnelle, en s' écriant : « Nous sommes une démocratie laborieuse, vivant de travail. Il faut défendre le travail *. »

C'est la confusion tout simplement entre le mal et le bien, la peine et le plaisir, le moyen et le résultat. Le travail est un effort qui a pour but de donner une satisfaction. L'effort est le mal et la satisfaction est le bien. L'humanité s'efforce de réduire l'effort et d'augmenter la satisfaction. C'est pour cela qu'en dépit des apologistes du travail, elle ne cesse pas d'inventer des machines qui ont pour but de le détruire, et dont chacun se trouve bien. On ne vit pas de travail ; on vit des résultats du travail; l'idéal, c'est de se procurer le maximum d'utilité avec un minimum d'effort.

1 17 février 1880, Chambre des députés.

Sous quelque forme qu'il se présente, le travail est Tapplication de nos facultés à la satisfaction de nos besoins. On peut le définir : TefTort nécessaire à Thomme pour l'appropriation des utilités.

V. Mais on peut se procurer des utilités possédées par une autre personne en lui donnant en échange d'autres utilités. Le malade ne peut se soigner tout seul; il achète au médecin l'utilité dont celui-ci est le détenteur, c'est-à-dire sa science et son art, à l'aide d'une autre utilité, de l'or, le plus souvent. Chacun ne fait pas ses souliers ni ses habits. Il les achète en cédant en échange des utilités dont il est possesseur. L'échange est le rapport des utilités entre elles.

Est besoin tout désir. Est utilité tout ce qui peut concourir à la satisfaction des besoins de V homme.

L'utilité n'existe que par V appropriation.

La richesse est la possession des utilités.

L'homme s'approprie des utilités par son propre effort ou par rechange .

Le travail ne représente pas la richesse, mais la pauweté, car il est l'effort pour se procurer rutilité.

Z<e progrès économique consiste à obtenir avec un minimum d'effort un maximum d'utilité.

L'échange est le rapport des utilités entre elles.

Tout obstacle à ce rapport, ayant pour résultat d'augmenter Veffort nécessaire à l'individu pour se procurer celles qu*il désire, est un appauvrissement.

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