CHAPITRE V
I. La valeur; importance de ce terme. — Bastiat, Perry, Proudhon, John Stuart Mill. — Nécessité d'une définition. — Stanley Jevons. — Absence de définition. — II. Smith : la valeur d'usage et la valeur d'échange.— Confusion de Blanqni. — Erreur de Ricardo. — III. Le travail et la valeur. — Slorch, Senior.— Do ut deê» — La valeur est un rapport humain. — Confusion de Rossi entre utilité et valeur. — Rapport entre objets : erreur, — IV. Théorie de Bastiat. — Les éléments du service humain.— Subtilités de Bastiat. — Le Clos-Vougeot. — M. R. de Fontenay. ~ V. Conditions indispensables de la valeur. — La valeur du soleil, de Tair, de l'eau, etc. — Confusion avec utilité. — Définition de la valeur.
I, Nous devons aborder de suite une définition du terme : valeur. Ce n'est pas sans raison que Bastiat disait que « la théorie de la valeur est, à Téconomie politique, ce que la numération est à Tarithmétique * ». Le professeur Perry dit : « Ce mot marque et délimite le champ de l'économie politique. » Proudhon s'écriait : « La valeur est la pierre angulaire de l'édifice économique. » Quoique Stuart Mill fasse quelques réserves; il n'en dit pas moins : a La question est fondamentale 2 j). Il est vrai qu'après avoir répété : « Commençons par définir les termes ^ », il ne donne pas de définition de ce terme si important.
Aucune expression du langage économique n'a soulevé plus de discussions que celle-là. Telle ou telle définition a provoqué des réclamations de priorité. Toutefois, la question a été si peu résolue jusqu'à présent, que le professeur Jevons a déclaré qu'il cesserait complètement de se servir de ce mot. Seulement, il lui substitue une locution : « raison d'échange n , et finit par avouer qu'elle ne le satisfait pas.
* Harmonies économiques, ch. v.
» Liv. m, ch. I, §1.
8 Liv. m, ch. I, § 2.
Le professeur Thornton raconte l'anecdote suivante, tout à lait typique : « La plupart des membres du Political Economy Club connaissent l'anecdote de Sydney Smith. Quelques jours après son admission, il annonça l'intention de donner sa démission. Il la motivait de la manière suivante. En venant au Political Economy Club, il avait espéré y découvrir ce que c'était que la valeur, et il avait seulement découvert que les autres membres du club n'en savaient pas plus que lui sur cette matière *. »
Adam Smith n'a pas donné une définition du mot valeur. Il a fait suivre ce mot de deux qualificatifs distincts qui lui donnent deux sens complètement opposés.
« Le mot « valeur » dit-il *, a deux significations différentes : quelquefois il signifie l'utilité d'un objet particulier, et quelquefois il signifie la faculté que donne la possession de cet objet d'en acheter d'autres marchandises.
« On peut appeler l'une, valeur en usage, et l'autre, valeur en échange.
« Des choses qui ont la plus grande valeur en usage, n'ont souvent que peu ou point de valeur en échange, et les choses qui ont la plus grande valeur en échange n'ont souvent pas de valeur en usage. »
Stuart Mill a fait observer pour cette dernière phrase que la réciproque n'est pas vraie, l'appréciation de l'usage étant une question morale et non économique.
Cette définition de Smith n'a qu'un malheur : elle n'existe pas.
Si la valeur signifie l'utilité d'un objet particulier, l'air, l'eau, qui ont la plusj grande utilité, devraient avoir la plus grande valeur. Or, il n'en est pas ainsi, sauf certaines circonstances.
IL Alors Adam Smith, s'apercevant de cette contradiction, a
1 Thomton, article de la Contemporary Review, octobre 1876 : Caitmes on value* s Richesse des ruitions, liv. I, eh. v.
introduit le terme « valeur en échange », qui, dans ce cas, détruit le premier, puisque ces deux valeurs sont fréquemment contradictoires.
Cependant, beaucoup d'économistes se sont contentés de cette contradiction, M. Blanqui entre autres. Selon lui, la distinction établie par Adam Smith a le grand avantage d'établir nettement le caractère particulier de la valeur en échange, la seule sur laquelle s'exercent les transactions, parce qu'elle est le produit du travail humain.
Cette raison est fausse : car on échange des choses parce qu'elles sont utiles, et non parce qu'elles sont produites par le travail humain. J'achète une colline où je veux placer un moulin. Cette colline a une valeur pour moi ; et cependant son édification n'a coûté aucun travail à celui qui me la vend.
III. Ricardo * s'était fort bien aperçu de l'erreur de Smith ; mais lui-même est tombé dans la même erreur que Blanqui. Considérant l'utilité, il a dit : « Ce n'est pas elle qui est la mesure de la valeur échangeable, quoiqu'elle lui soit essentielle. » Celte réserve était sage; mais, après l'avoir faite, aussitôt il ne parle plus que du travail, comme fondement de la valeur. « La valeur d'une marchandise, dit-il, dépend de la quantité relative de travail nécessaire pour la produire, p Ici l'erreur, relevée par J.-B. Say, est manifeste. Vous travaillez trente ans pour produire un poème épique ; si le besoin ne s'en fait pas sentir, si, en un mot, il n'est pas utile aux autres, il reste sans valeur, malgré la quantité de travail considérable que vous y avez engloutie. Sans utilité pas de valeur !
L'erreur de Ricardo vient de la confusion que nous avons relevée déjà entre l'effort et l'utilité, le travail et son résultat.
Storch, pour ne pas commettre la même faute, place la valeur dans le jugement. Senior dans la rareté.
Toutes ces définitions ont un côté vrai ; mais aucune ne donne le sens réel et précis qu'on doit attacher au mot valeur.
* Principes de l'économie politique, chap. i.
Ces économistes n'ont vu qu'un terme dans la valeur, tandis que la valeur se compose de plusieurs termes.
La valeur n'est ni Tutile, ni le travail, ni la rareté.
Un homme A est doué d'une grande force musculaire. Il a pu encore la développer par Texercice. 11 a un fardeau à soulever. Il le soulève seul, sans secours. Sa force est de Futilité pour lui.
Un autre homme B, plus faible que lui, a le même fardeau à soulever. Il ne peut y arriver. Il demande alors l'aide de A. La force de A, utilité possédée par A , a de la valeur pour B. Mais B a une fontaine. Cette fontaine lui fournit de Teau. Cette eau a de Tulilité pour lui.
A, rhomme fort, n'a pas d'eau. Il dit à B : «En échange de l'utilité de ma force que je te donne, donne-moi de l'eau, qui a de la valeur pour moi, comme ma force a de la valeur pour toi. » Do ut des.
En un mot, l'homme possède des utilités ; les rapports seuls des hommes entre eux leur donnent de la valeur.
On ne traûque pas, on ne marchande pas, on n'échange pas avec ses muscles, ses nerfs, l'eau, l'air, toutes les forces et agents naturels dont peut se servir l'homme ; les hommes ne trafiquent qu'entre eux : la valeur est un rapport humain.
Rossi, reprenant la définition de Smith, se trompait en disant: « La valeur est le rapport qui existe entre les besoins de l'homme et les choses. Un objet est-il propre à satisfaire nos besoins, il y a là une valeur*. »
Non. Il y a une utilité. C'est l'échange qui détermine la valeur.
B a soif. Il a de l'eau. Il ne paye rien à la nature pour se désaltérer. A paye cette eau, tant que cette eau est possédée parB.
Smith, Senior, J.-B. Say considèrent la valeur comme une relation entre deux objets. M. H. Passy dit que la valeur est
i Cours (Téconomie politique^ 1. 1, ch. m.
0 UQ rapport de quantité entre les produits échangés * ». Produits? quels produits? les services n'ont-ils pas de valeur? les efforts n'ont-ils pas de valeur?
La valeur n'est pas une relation entre deux objets : c'est un rapport entre deux individus,
M. Carey a défini :
(( La valeur est la mesure de la résistance à vaincre pour se procurer les denrées nécessaires à nos besoins, c'est-à-dire la mesure de la puissance de la nature sur l'homme*. »
Si on se place dans le cas de Robinson, cette définition est exacte ; mais Robinson n'est qu'une exception. Il calculait la valeur des objets par les efforts qu'il devait faire pour les acquérir : nous, nous calculons la valeur des objets moins par l3s efforts que nous devons faire que par les utilités que nous devons donner en échange.
ÏV. MM. Rastiat, Charles Dunoyer, R. de Fontenay, ayant C3nstaté ces divers faits, en conclurent :a Les utilités fournies par les agents naturels n'ont pas de valeur; les services humains seuls valent», et Rastiat résume ce système dans la formule suivante : « La valeur, c'est le rapport de deux services échangés. »
Seulement, Rastiat et les économistes immatériels refusent d'admettre que tout service humain se compose de trois choses :
l*» Utilité fournie par la nature ; nerfs, muscles, puissance cérébrale, air, eau, sol, etc. ;
2<» L'effort qu'il a nécessité ;
S*» Le besoin qu'a de ce service celui à qui on le rend ; car tout service implique besoin.
Ayant négligé de décomposer ainsi les éléments qui constituent un service, MM. Rastiat et R. de Fontenay ont déclaré que la valeur avait pour unique base l'effort que le service a coûté ou l'effort que le service a épargné ; que la valeur ne
1 Dictionnaire d* économie politique,
* Principes de la science sociale, U I, p. 177.
s'applique jamais à Tutililé des choses, mais toujours à rulilité des services humains ; que a les agents naturels n'ont rien à réclamer comme valeur dans l'œuvre de la production * » .
Pour soutenir cette thèse, Bastiat s'est lancé dans une série de démonstrations subtiles.
a J'ai besoin d'eau, dit-il, et la source est à une lieue du village. C'est pourquoi, tous les matins, je me donne la peine d'aller chercher une petite provision d'eau , car c'est à Teau que j'ai reconnu ces qualités utiles qui ont la propriété de calmer la souffrance qu'on appelle soif. — Besoin, effort, satisfaction, tout s'y trouve. Je connais l'utilité, je ne connais pas encore la valeur.
« Cependant , mon voisin allant aussi à la fontaine , je lui dis : « Épargnez-moi la peine de faire le voyage : rendez-moî «le service de me porter de l'eau. Pendant ce temps, je ferai « quelque chose pour vous; j'enseignerai à votre enfant à épe- « 1er. » Il se trouve que cela nous avantage tous deux.
« Bientôt je dis à mon voisin : « Votre enfant m'importune, « j'aime mieux faire autre chose pour vous ; vous continueroz à « me porter de l'eau, et je vous donnerai cinq sous.» Si b v position est agréée, l'économiste, sans crainte de se tr /^ , pourra dire : a Le service vaut cinq sous. »
« Plus tard, mon voisin n'attend plus ma requête. Il sait, par expérience, que tous les jours j'ai besoin de boire...: il "-^' fait marchand d'eau. Alors on commence à s'exprimer ai, «L'eau vaut cinq sous.»
« Mais, en vérité, l'eau a-t-elle changé de nature? la qui était tout à l'heure dans le service s'est-elle matérrt-.sée pour aller s'incorporer dans l'eau?... »
Non ; mais Bastiat suppose ici que la source n'appartient à personne. Dans ce cas, il n'y a que le travail qu'on paye. Mais si la source a été appropriée par quelqu'un? si ce quelqu'un demande une redevance pour qu'on prenne son eau? est-ce
* Harmonies économiques ^ ch. v.
que l'utilité de cette eau n'a pas de valeur? est-ce qu'on ne payera pas Tutilité de cette eau ?
Bastiat prend un autre exemple :
« Je me promène, dit-ii, au bord de la mer. Un heureux hasard me fait mettre la main sur un superbe diamant. Me voilà en possession d'une grande valeur. Pourquoi? Est-ce que je vais répandre un grand bien dans l'humanité? serait-ce que je me suis livré à un long et rude travail? Ni l'un ni l'autre. Pourquoi donc ce diamant a-t-il tant de valeur? C'est, sans doute, parce que celui à qui je le cède estime que je lui rends un grand service, o
Et il conclut :
« La valeur n'est pas dans le diamant : elle est tout entière dans les services rendus et reçus à l'occasion de ces choses, et déterminée par le libre débat des contractants . j»
Fort bien : mais si le diamant n'existait pas, il n'y aurait pas de contractants, il n'y aurait pas de services échangés. L'utilité est subjective, avons-nous dit. Évidemment, elle n'est pas dans le diamant lui-même : elle est dans l'utilité que cer!,, ines personnes attribuent au diamant; mais cette utilité et , ,|j|(parable du diamant; le service rendu par le détenteur du diamant est attaché au diamant. Ce terme service est employé par Bastiat, dans les deux exemples ci-dessus, dans deux soQS différents : dans le premier exemple, il représente le tr. ^^1 ; dans le second, il représente la demande.
M. R. de Fontenay, pour soutenir la thèse de Bastiat, s'é«
u .,i^squ'on nous rebattra les oreilles du Clos-Vougeot et de son haut prix, je dirai : — Regardez sur les sommets de la Côte-d'Or ces entassements de calcaire grisâtre, ces vignes enveloppées, comme des cratères, de monceaux de pierres qu'elles ont rejetées une à une de leur sein. Le vin que ce travail effrayant arrache au sol ne se vend pas plus de 2 ou 3 sous
1 Du Revenu foncier, p. 257.
SCIENCB ÉCONOM. 5
la bouteille. Voilà pourquoi le Clos-Vougeot vaut 6 ou 8 francs. — Et pour qui a compris ce que nous venons de dire, cette réponse est péremptoire. »
Elle ne paraîtra pas péremptoire aux vignerons, qui se donnent tant de mal pour ne vendre leur vin que 2 ou 3 sous la bouteille, alors que celui de la vigne d'à côté vaut6ou8 francs» Elle est la preuve, au contraire, que le môme travail produit des résultats absolument différents selon la qualité des agents naturels auxquels il est appliqué. Est-ce que les circonstances physiques qui donnent du vin valant 3 sous la bouteille ou du vin valant 6 francs ne sont pas, dans une large mesure, indépendantes de l'industrie de l'homme? Puisque cette différence existe entre la valeur des produits, vous ne pouvez pas dire que l'utilité^du sol, cause de celte différence, n'a pas de valeur. J^ H est vrai que M. de Fontenay prétend que le haut prix du Clos-Vougeot est une rémunération du travail infructueux qui s'applique aux autres terrains. Mais, pour que cette thèse fût juste, il faudrait que tous les propriétaires en profitassent. Or, le Clos-Vougeot a un propriétaire particulier, et c'est lui seul qui bénéficie de l'utilité attachée à l'heureuse situation de ce coteau.
Dans la haute rémunération que l'acheteur donne à son produit, il ne compte pas évidemment les efforts infructueux des autres travailleurs. Il n'en a nul souci . Le Clos-Vougeot est un vin qui provoque ses désirs et ne se trouve sur le marché qu'en quantité limitée . Le propriétaire élève son prix non d'après les frais de production des autres vignerons, mais d'après les offres qu'on lui fait, ayant pour mesures la rareté du produit et l'intensité du besoin des consommateurs. On ne peut pas séparer futilité de l'agent naturel du service qu'il permet à l'homme de rendre.
- Allons plus loin. Voici un brave homme, travailleur obstiné, cerveau peu développé. Il pioche avec acharnement ; et cependant il devient un avocat, un médecin, un artiste médiocre. Son produit n'a jamais qu'une valeur banale.
Voici un autre homme, doué d'aptitudes heureuses : avec un moindre travail, ou un travail égal, il fournit des produits d'une qualité supérieure^ du moins par rapport au goût des consommateurs. Ses qualités cérébrales lui ont été données par un privilège de naissance auquel il a été complètement étranger. Cependant leur utilité a une valeur indéniable !
Pour qu'un agent naturel ait une valeur, il faut deux conditions :
i^ Qu'il soit possédé par un être humain;
2® Qu'un être humain éprouve le besoin d'en user.
L'air, au milieu de contrées désertes, n'a pas de valeur. Dans une ville, chaque propriétaire de maison possède une quantité d'air; et cette portion d'air a une telle valeur, que des lois et des règlements interviennent pour l'assurer .
L'électricité répandue dans l'atmosphère n'a pas de valeur ; mais un homme construit une pile, dégage de l'électricité, et, si j'ai besoin de cette électricité, il me la cède à un prix de x. Cette électricité a donc une valeur.
Smith fait la distinction de la valeur d'utilité et de la valeur en échange, « parce que, dit-il, les agents naturels les plus indispensables à la vie, comme la chaleur du soleil^ l'air, l'eau, sont utiles et n'ont pas de valeur. » C'est pour le même motif que Bastiat prétend que l'utilité inhérente aux agents naturels n'a pas de valeur.
Ces deux erreurs proviennent d'un défaut d'observation.
Smith et Bastiat, se promenant dans la campagne, ont vu le soleil, qu'on ne leur disputait pas : Smith aurait dû savoir, cependant, que les Anglais payent par leurs voyages le soleil qu'ils n'ont pas, en allant à Nice, à Pau, à Rome, etc. Bastiat aurait dû savoir que, si le Médoc avait le soleil de Londres, il ne produirait pas les vins qui font sa fortune et que quelques hectares de terre ne vaudraient pas des millions I
L'eau ? ils se figurent qu'elle n'a pas de valeur. Cependant la question de l'eau n'est pas encore résolue pour la plupart des villes de l'Europe. Elle fait défaut. En lisant la Bible, com-
ment n'avaient-ils pas vu apparaître à tout iastant la question de Teau? Dans toutes les légendes arabes, dans les souvenirs des vieilles inimiliés de tribus à tribus, elle se dresse partout. D'où vient la célébrité de la Mecque? Du célèbre puits de Zamzam, le puits dlsmaël. Dans les oasis du Sahara, même en Algérie, ce n'est pas le sol qu'on achète et qu'on vend : c'est l'eau. L'importance de la possession est proportionnée à la rareté et à l'utilité *.
Tout agent naturel, toute force naturelle possédée par un homme et qu'un autre homme juge utile pour lui a une valeur.
Un homme possède une boucle de cheveux d'une femme qu'il a aimée, il dit : u Ce souvenir a une grande valeur pour moi. »
11 a raison d'ajouter « pour moi ». Il ferait mieux de dire « a une grande utilité »; car, en réalité, ce souvenir est dépourvu de toute valeur, si aucune autre personne n'éprouve le besoin de l'acquérir.
M. de Molinari a donc tort en disant : « La valeur existe indépendamment de l'échange ; l'échange la manifeste sans la créer .»Non : l'utilité existe indépendamment de l'échange ; mais la valeur n'est qu un rapport entre les possesseurs d'utilités.
La valeur doit donc être définie : le rapport de l'utilité possédée par un individu au besoin d'un autre individu*,
1 Voir Histoire des prolétaires, par Yves Guyot et Sigismond Lacroix, 1. 1, p. 341.— Voir, plus haut égalemcDt, liv. I, eh. iv, § iij. > J'ai publié pour la première fois cette définition en 1869.