CHAPITRE II
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M. Joseph ' ,u'il y "™'' *les capitsU* ■ de la soEiélé i^ment; mais, en langage éCC la manière >*'^ toni'nence l'agrément?
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obtiendrez un capital. L'écureuil, dans sa cage, fait du capital. ! Qu'est-ce qu'un travail qui s'accumule?
Je comprends mieux la distinction établie par d'autres éco- nomîstes anglais.
Malthus a défini le capital : u Une portion de bien consacrée . à la production et à la distribution des richesses. » Stuart i Mill dit : a Le capital est la richesse appliquée à un emploi reproductif. » M. Banûeld dit aussi : « Le capital est la portion des biens qui nous sont donnés par la nature ou que nous avons accumulés par abstinence ^ • » M . Rossi, adoptant ces idées , voulait que le capital fût « non seulement le produit épargné », mais encore « le produit destiné à la reproduction. »
Au point de vue de la science économique, ces distinctions ne servent qu'à embrouiller les questions. Il est difficile de distinguer entre les choses appropriées qui sont consacrées à un emploi reproductif, et celles qui ne le sont pas. Un exemple : la nourriture. Elle est à coup sûr souvent un capital employé à un travail reproductif.
J.-B. Say, fort embarrassé, fait une autre distinction :
« Lorsqu'un propriétaire fait bâtir une maison d'habitation, il ne sortira de cette maison aucun produit que l'on puisse porter au marché; mais il en sortira, à toute heure, un i duit fort appréciable, puisque le propriétaire peut vendre son utilité de tous les instants (ce qu'il fait quand il tire un loyer de sa maison); ou bien, il peut la consommer lui-même (ce qu'il fait lorsqu'au lieu de louer sa maison, il en fait son habitation). Cette portion de son capital n'est donc pas improductive, quoiqu'elle ne concoure à la formation d'aucun produit matériel ^. »
Il a conclu qu'il y avait des capitaux productifs d'utilité et d'autres d'agrément; mais, en langage économique, où s'arrête l'utilité et où commence l'agrément ?
« Organisation de l'industrie,
* Cours d'économie poitique, I'« part., eh. xi.
Tout simplement, Bastiat a dit :
a Le capital d'une nation, c*est la richesse de ses matériaux, provisions et instruments ^.. n
a Le capital, dit M. Courcelle-Seneuil, n*est autre chose que la somme des richesses existantes, à un moment donné, dans l'espace que l'on désigne ou en la possession de la personne dont on parle. Capital est donc, à certains égards, synonyme de richesse^ puisque Tune et l'autre appellation s'appliquent aux mêmes objets considérés en général et sans distinction ^. »
En un mot :
Est utilité tout agent naturel approprié par l'homme.
Toute utilité est un capital.
Le capital d'un individu est l'ensemble des utilités possédées par lui.
Si l'on me dit : — Mais la santé que vous aviez qualifiée utilité, est-ce un capital? La réponse est simple : — Est-ce qu'un homme malade a la même valeur qu'un homme bien portant?
Mais, une opération chirurgicale, est-ce un capital? C'est l'échange de capitaux : la science incorporée dans le chirurgien et le besoin de santé pour moi.
* harmonies économiques, ch. vu.
^aité d'économie politique, t. I, p. 47.
SCIENCE ÉCONOM.