‹ La science économique (volume 2)Chapitre 49 sur 196 · DANS LA PRODUCTION · texte numérisé non relu

DANS LA PRODUCTION

I. Rôle de l'outil.^ L'homme, le cheval, le cheyal-vapear. — Économie de Teffort.— II. L'effort est productif d'utilité en raison de la puissance de Toutil.— III. Puissance de reproduction de Tontil. — Durée de Tootil. — Accumulation des capitaux flxes. — IV. Conyersion des capitaux circulants en capitaux fixes. — Consommation des capitaux circulants et puissance des capitaux fixes. — V. Machine à vapeur. — La houille et le fer. — Caractères du rôle des capitaux fixes et des capitaux circulants dans la production.

I. Personne ne contestera que Toutil est une augmentation de puissance pour Thomme. Le jour où il a appris à se servir du levier, il a pu, avec un moindre effort, exercer une action plus énergique. Le jour où il s'est adjoint un cbîen, il a pu, à Taide de ce chien, exercer une action qu'il n'eût pu exercer seuL Ce sont là des vérités difficilement contestables. Je ferai cependant observer qu'il n'y a pas longtehips encore, beaucoup de gens demandaient si les machines étaient utiles, et que cette question fait encore doute pour certains ouvriers. Je dirai plus loin d'où vient ce préjugé.

Pour la démonstration que je veux établir, en ce moment, il me suffit d'indiquer le fait suivant : La force d'un cheval, calculée d'après les expériences faites pour déterminer la force du cheval-vapeur, équivaut à celle de 7 hommes.

La force d'un cheval-vapeur, dans la pratique courante, est évaluée à celle de 3 chevaux de trait, soit de 21 hommes.

En France, sur 2850 000 chevaux, il y a à peu près 2 200 000 chevaux de travail. Leur puissance équivaut donc à celle de 15 400 000 hommes.

En 1884, il y avait 4614000 chevaux-vapeur : leur force équivalait donc à celle de 96 984 000 hommes, soit, en chiffres ronds, cent millions. '

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