‹ La science économique (volume 2)Chapitre 83 sur 196 · WHO 1B51-60 1861-70 187V · texte numérisé non relu

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LÀ CRISE NORMALE. j91

Pour TAngleterre et pour les États-Unis, la hausse des prix atteint son maximum en 1871. Cette hausse des prix coïncide avec la guerre de la Sécession, la guerre austro-allemande, la guerre franco-allemande. Pendant les quinze années de paix qui suivent, les prix baissent.

M. Mulhall a fait un travail analogue pour Tensemble des marchandises dans le monde depuis un siècle. Voici le diagramme qu'il a obtenu. (Voir graphique 23.)

La plus grande cherté du siècle se produit de 1800 à 1815. La paix s'établit. Les prix baissent. En dépit du progrès industriel, des découvertes des métaux précieux qui, d'après le préjugé courant, auraient dû provoquer une baisse, les prix remontent de 1850 à 1870, et s'abaissent pendant la période de paix.

Tooke, dans sa grande Histoire des prix, avait constaté que la guerre avait une tendance à élever les prix en arrêtant ou en diminuant* l'offre des marchandises. » Elle dévore les capitaux fixes, supprime leur pouvoir de reproduction, absorbe, par son énorme consommation improductive, des masses de capitaux circulants, met des obstacles de tous genres à réchange de ceux qui échappent à cette absorption. Les partisans de la cherté doivent être des fanatiques de guerre. Mais, pendant que la guerre augmente ainsi la valeur des capitaux circulants, les capitaux fixes sont presque sans valeur. En 1812, pour la Grande-Bretagne, le revenu brut de propriété réelle, sur lequel était basé Vincome tax, était de 55 784 000 livres sterling *. En 1885, il est de 181 millions de livres sterling. Le blé valait alors 122 shillings 8 deniers; en 1885, le blé a valu de 30 à 34 shillings par quarter. En France, nous avons vu la valeur de la propriété ne cesser d'augmenter depuis cette époque. Que serait-ce donc si nous comparions la valeur des usines, des manufactures qui était nulle ou à peu près alors et le prix des objets manufacturés qui ont subi une baisse bien plus considérable que celle des produits agricoles?

* Porter, Progress ofnatiorij p. 643.

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lOÎ LA SCIENCE ÉCONOMIOUE.

L*étude des variations des prix confirme partout les propositions suivantes :

La valeur est le rapport de rutililé possédée par un individu aux besoins d'un autre individu. La valeur d'un capital circulant s'élève en raison de la rareté des capitaux similaires, et en raison deVabondance des capitaux dissemblables.

La valeur des capitaux fixes est en raison directe de l'abondance des capitaux circulants, et ta valeur des capitaux circulants "^ raison invei*se du pouvoir d'utilité des capitaux fixes.

La richesse consiste dans la réduction de la valeur d ^y des capitaux circulants, et dans l'augmentation de le n globale. My&i^

Ou autrement : ,

La richesse est en raison directe de la valeur absolue ,ative iH

des capitaux fixes, en raison directe de la valeur absol des capi- i . taux circulants, et en raison invei'se de la valeur relative de ces 9 derniers, ta

La pléthore de certains capitaux circulants sur un point ne 4 provient pas de leur surabondance, mais de la rareté de leurs i équivalents, résultant soit du coût de production de ceux-ci^ soit des obstacles naturels^ comme Vespace; artificiels, comme le protectionnisme et le fisc, qui s'opposent à leur échange.

Un capital fi^e ne perd pas sa valeur par suite de l'abondance des capitaux circulants, similaires à ceux qu'il peut produire, mais parce qu'il ne peut les produire qu'à un trop haut prix de revient; ou autrement, parce qu'il ne peut pas en^produire en assez grande quantité. \r''

Tous les procédés artificiels, employés pour augmenter la valeur des capitaux circidants, çn en diminuant la quantité, ont pour résultat de diminuer la valeur des capitaux fixes.

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