PETITE VITESSE
!'• classe 0,09 0,07 0,16
î« classe 0,08. .0,06 0,14.
3« classe 0,05 0,03 0,08
Pour le parcours de 0 à 1 00
ki l.^ sans que la taxe puisse
être supérieure à 5 fr. . . 0,03 0,02 0,07
, iPourleparcoursdelOlàSOO
4« classe. \ i ., t â
kil. , sans que la taxe puisse
être supérieure à 12 fr.. 0,C3 0,0'2 0,05
Pour le parcours de plus de
300 kil 0,025 0,015 6,04
Mais ce tarif est un maximum. Le tarif de la compagnie de TEst, par exemple, comprend six séries : dans la sixième série, la tonne, pour les 100 premiers kilomètres, paye 0',04; de 100 à 300, 0,035, et au delà 0,03; dans la cinquième série^ la tonne paye, pour les 150 premiers kilomètres, 0',08; de 15Q à 200, 0',07, et au delà 0,04, etc. Pour la première série, la tonne paye 0^16 seulement pour les 100 premiers kilomètres, 0,15 de i 00 à 300, et 0,14 au delà.
La moyenne de ces tarifs pour 500 kilomètres ressort àO',092, et ce chiffre est plus haut que la réalité, car les marchandises de la première série, par exemple, sont peu de chose comparées à celles des dernières séries. Nous nous plaignons qu*ils sont trop élevés ; nous n'avons pas tort : et cependant si on
compare ce prix à celui du roulage, l'économie réalisée est de 171 pour 100.
Si le péage était supprimé sur les chemins de fer, comme il est maintenant supprimé sur les routes et sur les canaux, le transport reviendrait à moins de 0^02 pour les hommes, et à 0^02 pour les deux dernières classes de marchandises. Nous avons donc la proportion suivante :
Tonne kilométrique.
Mules •» . 0f,87
Routes 0 25
1835. Chemins de fer 0 12
Sans péage 0 02
(Voir graphique 24.)
II. La circulation intérieure de France était, en chiffres ronds, en 1883, par an :
Tonnes kUométriqnes.
Chemins de fer. il 110 millions.
Navigation intérieure 2882 —
Cabotage 1 000 ^-
Routes, chemins et rues 8 OOO . —
Ce chiffre de près de 22 milliards de tonnes kilométriques, rapproché du nombre d'habitants de la France, donne une moyenne individuelle de près de 600 tonnes kilométriques, soit à peu près 1 tonne kilométrique et deux tiers par jour. Dans ces 22 milliards de tonnes ne sont pas comptés les grands transports maritimes, qui se chiffrent également par milliards de tonnes kilométriques.
Un homme de l'âge de pierre ne pouvait évidemment transporter 1 tonne kilométrique et deux tiers par jour, et Robinson, quoique possesseur de quelques-unes des ressources de la civilisation, ne pouvait y parvenir davantage.
« Mouvoir, c'est produire, » a dit John Stuart Mill. Rien de plus juste. Toute l'industrie consiste à mettre en contact des matières premières originaires de lieux divers.