L'ESPACE ET LA VALEUR DBS CAPITAUX
Aujourd'hui les chemins de fer apportent du blé de Marseille à Paris, des artichauts et des asperges de TAIgérie, des choux-fleurs, des salades et des pommes de terre de RoscofT, des fraises de Bordeaux, des pêches de Provence, des melons de Gavaillon, etc. Autrefois, l'approvisionnement du lait ne dépassait pas un rayon de 25 kilomètres, maintenant il dé? passe 100.
Il en est résulté une moins-value pour les terrains situés dans les environs de Paris, quand les propriétaires ont voulu conserver les anciens procédés et les anciens produits de leur culture, et une plus-value pour les terrains plus éloignés. Cette moins-value, du reste, n'est que relative et n'est que passagère. Elle est tout simplement la conséquence de cette tendance qu'ont les moyens de transport perfectionnés à niveler les prix.
Sur les routes, le transport de l'hectolitre de froment (75 kilogrammes) coûtait 2 centimes par kilomètre, 2 francs par 25 lieues, 20 francs par 250 lieues. De. là des écarts énormes selon, que la récolte était abondante sur un point et faisait défaut sur un autre. Maintenant les tarifs pour les céréales varient sur les chemins de fer de 3 à 7 centimes la tonne. Une tonne de blé contient plus de 13 hectolitres. Il en résulte que l'écart des prix du blé entre les diverses régions tend à diminuer de plus en plus.
Voici, d'après les indications du ministère de l'agriculture et du commerce, l'écart maximum constaté dans les neuf régions suivantes : Nord-Ouest, Nord, Nord-Est, Ouest, Centre, Fst, Sud-Ouest, Sud. et Sud-Est :
1874. 2 71 (Voir graphique 25.)
I8S9 1865 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 Onph. 25. — Écart maximum da prix da blé entre les neuf ré^^ont de la Fraaoe.
Le même phénomène se manifeste pour les prix de pays à pays, comme le montre le tableau suivant :
PRIX DE l'hectolitre DE BLÉ:
Années.
Franee.
New-York.
Odessa.
éoart maximum.
fr. c.
fr. c.
fr. c.
fr. c.