‹ La science économique (volume 2)Chapitre 90 sur 196 · PRIX DU CRÉDIT · texte numérisé non relu

PRIX DU CRÉDIT

La signe pour la chose. — Lé prix de l'argent, looolion Ticiease.— Craaes des rariations da taux de Tintérèt. — Dimination du taox de l'intérêt. — Brreor de M. Leroy-Beaaliea. — Baisse dn prix des capitaux eircalanta et haussa da prbi des capitaux fixes. — La Rente. — Variations du taiix. — La consommatioii des capitaux.— Amortissement.— Taux comparé de Tescompta des banqaas d'An* gleterre, de France et de Berlin.-— La gratuité du crédit.

La «Convention, reprenant l'idée de Turgot, inscrit dans la loi cette déclaration : « L'argent est une marchandise dont le prix dépend entièrement dé la convention, et varie^ eomme^ celui de toutes les autres marchandises, à raison du rapport de Tolfre à la demande. »

Mais les préjugés sont si vivaces, qu'elle fut obligée de rapporter ce décret par celui du 2 prairial.

Aujourd'hui encore, quoique le système des maxima soit jugé absurde pour toutes les autres marchandises, on l'accepte pour l'argent, l'or, la monnaie.

Ici encore existe une confusion. On se figure emprunter de l'argent, de l'or, de la monnaie parce que c'est sous cette forme que s'accomplit le prêt. Mais il peut tout aussi bien s'accomplir sous forme de billets de banque, de chèques, ou par un simple transport d'écriture. Quand vous empruntez de la monnaie, en admettant même que ce soit en espèces sonnantes et trébuchantes que vous receviez votre prêt, vous n'allez pas les garder et les enfermer dans votre trésor. Immédiatement vous allez les convertir en autres choses, soit en payant des dettes, soit en achetant des capitaux fixes, soit en vous approvisionnant de capitaux circulants. Quand on parle donc du prix de l'argent, de l'intérêt de l'argent, on commet une grossière erreur, en vertu de ce défaut d'observation qui nous fait constam-

Page 1