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LE «CT RRENCY PRINCIPLE », ETC

Les faits suivants étaient hors de conteste. En Angleterre, on devait payer en papier l'once d'or £ 4.10 shillings au lieu de £ 3.17 shillings 9 d. ; le change était au-dessus du pair, 14 p. 100 sur Paris, 9 p. 100 sur Hamboui'g et 7 p. 100 sur Amsterdam ; et au fur et à mesure de laugmentation des billets, le numéraire disparaissait.

Le Bullion report traite quatre questions dont la première étonne : lesquels étaient dépréciés, des billets ou de l'or ? C'étaient les directeurs de la Banque d'Irlande qui l'avaient fait poser. Ne voulant pas admettre que leur papier avait perdu de sa valeur, ils affirmaient que c'était celle de l'or qui avait haussé.

Cependant le change entre l'Angleterre et Belfast était favorable à cette place où l'on payait en or, tandis qu'il était très défavorable à Dublin où l'on payait en papier.

Le Bullion report disait : Une once d'or ne dépassera pas, dans notre marché, £ 3.17 shillings 10 1/2 d. à moins que £ 3.17 shillings 10 1/2 d. ne valent moins qu'une once d'or. Relativement au papier déprécié, le prix de toutes choses s'est élevé et celui de l'or comme des autres. Ce n'était pas l'or qui avait changé de valeur, c'était le papier.

En Hollande et à Hambourg, où l'étalon monétaire était l'argent, il n'y avait pas eu augmentation du prix de l'or. Si on voulait ramener le prix de lor au tarif de la monnaie, il suffisait de réduire la circulation du papier.

Le taux du change était élevé contre l'Angleterre. Les négociants l'attribuaient naturellement à la balance du commerce et aux subsides payés au dehors. Mais le comité constata cette vérité que le taux du change ne devait pas dépasser le prix du transport de l'or, y compris l'assurance.

C'est ce qu'on appelle le gold point.

Un déposant, M. Greffulhe, avait montré que lorsque le taux du change avec Hambourg était de 16 à 17 pour 100, les frais de transport et d'assurance ne dépassaient pas 5 1/2 pour 100. Il restait donc à trouver l'explication de la différence de 11 pour cent en plus.

Une enquête prouva que, loin que la balance des paiements fût contre l'Angleterre, elle était en sa faveur. Mais tandis que la dépréciation du taux du papier

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donnait une valeur illusoire à l'or en Angleterre, la loi de Gresham opérait. La monnaie de papier chassait l'or.

Le comité conçut que les émissions de papier devaient être réglées par le taux des changes étrangers et par le prix du marché de l'or. Mais il n'indiquait pas le moyen d'établir cette règle. Il demandait la reprise des paiements en espèces ati bout de deux ans.

Une discussion de quatre jours eut lieu en mai l&ll. Les conclusions du rapport furent repoussées par 180 voix contre 45. M. Vantissart, chancelier de l'Echiquier, soutint que la valeur de la monnaie dépendait de la volonté du roi ; que les billets de banque étaient au pair ; que le prix de l'or et le change n'avaient aucun rapport avec l'excès d'émission du papier. Canning demanda que le ministère ne déshonorât pas la Chambre des communes en la faisant voter de telles affirmations : sans vergogne, la chambre les approuva par 82 contre 42. La Banque continua d'émettre du papier, si bien qu'en novembre 1813, elle ne pouvait acheter l'once d'or qu'à £ 5.10 s. De là des spéculations de tous genres ; et le nombre des banques qui, en 1811, était de 728, monta en 1813, à 940. Elles émirent au bas mot pour £ 25 millions de papier. Dans les années suivantes, une série de débâcles, en annulant la moitié de ce papier, en limita la dépréciation.

La Banque reconstitua son encaisse, dès 1814, et commença à reprendre ses billets. L'act de 1819 permettait à la Banque de payer, pendant une certaine période, l'once d'or £ 4 sh. 1. Elle put acheter à £ 3.17 shillings 10 d. et demi.

L'Act de 1844, qui a constitué la Banque d'Angleterre telle qu'elle existe actuellement, eut pour but de liquider les banques d'émission qui existaient encore, de donner le monopole de l'émission à la Banque d'Angleterre et de la constituer dépositaire de la réserve métallique de l'Angleterre. En même temps, en stipulant qu'elle prendrait tout l'or qui lui serait apporté au taux de £ 3 sh. 17,9 d. l'once ou 77 sh. 9 d. la Banque d'Angleterre consolidait Londres, comme le grand marché de l'or.

II. L'Act de 1844 repose sur le Currency principle op-, posé au Banking principle.

Dans le Committee of Banking, de 1840, M. N. George Warde Norman, un des directeurs de la Banque d'An-

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