PREFACE VU
arrclé ni le mouvement socialiste ni le mouvement piolectionniste. Vous êtes i^olé.
— Les phares aussi sont isolés : leur lumière signale les périls à éviter et la route à suivre.
Que prouvent les succès des socialistes et des protectionnistes ? Que la Science Economique est inutile ? Non pas. Ils prouvent la nécessité de l'étudier. Les questions économiques dominent aujourd'hui toutes les autres. J'admire l'audace des hommes politiques qui brouillonnent au milieu d'elles, sans s'être jamais donné la peine d'essayer de les comprendre. Malheureusement, ils sont d'autant plus dangereux qu'il y a moins de personnes capables de réfuter leurs erreurs.
Fondée depuis le niilieu du dix-huitième siècle par Quesnay, le groupe des Physiocrates et Adam Smith ; préparée par les hommes qui avaient étudié les questions monétaires, la Science Economique a dégagé un certain nombre de lois naturelles qui frappent ceux qui les violent d'une sanction immédiate et implacable.
Certes les représentants de la Science Economique classique n'ont pas tout dit. Ils se sont trompés en interprétant mal certains phénomènes plus ou moins bien connus de leur temps ; mais, en dépit de l'indifférence des uns et de l'hostilité des autres, ces paroles de Buckle restent profondément vraies : « En 1776, Adam Smith fît paraître un ouvrage : la Richesse des nations ; à en considérer les résultats ultérieurs, c'est probablement le livre le plus important qu'on ait jamais écrit et, sans contredit, l'apport le plus précieux qu'on ait fait à l'établissement des principes, bases de tout gouvernement, »
Cependant, les professeurs allemands de l'Ecole « Ethico-historique », les « Socialistes de la chaire » ont dressé contre la Science économique un réquisitoire dont voici les conclusions :