X PRÉFACE
permis, avec plus de bien-être, de prolonger sa vie, et, en cas de mort, d'assurer l'avenir des siens ; comparez donc l'importance de ces hommes qui ont agi, par un mobile personnel, sur l'évolution de leurs semblables à celle des saints du passé et des philanthropes modernes.
Quel est le chiffre des bénéficiaires de la charité chrétienrie ou laïque et celui des bénéficiaires de l'industrie, du coinmerce et de la banque.?
Quand la Science Economique essaye de dégager les lois en conformité desquelles ils ont mené leurs entreprises à bonne fin, ses études ont pour fésultat de permettre à l'humanité d'obtenir des effets toujours plus grands avec des efforts toujours moindres (1).
On m'a traité d' « économiste consetvatetir » : nui. conservateur des vérités acquises, mais chercheur de vérités nouvelles.
La Science Economique, pas plUs qu'aticune autre science, n'a dit son dernier mot. Tout problème résolu pose dé nouveaux problèmes. Des approximations, dont on se contentait, il y a un demi-siècle, sont devenues insuffisantes.
En soumettant à de nouvelles vérifications les lois constatées, j'ai essayé de les exposer avec toute la clarté possible. J'ai essayé d'apporter plus de précision dans le vocabulaire économique, de manière que ses expressions ne puissent pas être ptises dans des acceptions différentes.
J'ai établi une distinction méthodique entre ces trois termes « richesse », « propriété », « travail ». J'ai donné une définition nouvelle de la «. valeut* ». J'ai établi un critérium d'une précision infaillible etltre « les capitaux fixes et les capitaux cit-culànts » : et j'ai démontré, dès la première édition de cet ouvracre, que
(1) YvF? GuYOT, VEconomir dr l'Elfort.