IV. •— Le danger des ballons a été exagéré
Mais, dira-t-on, si l'expérimentateur tombe dans la mer, s'il se trouve perdu au milieu d'un désert ! Combien il est
* Qu'il nous soit permis de faire à ce propos une remarque de quelque importance. Le captif de l'avenue Sufifren a fonctionné pendant plus de deux mois l'an dernier. Il a été transporté à l'Hippodrome où il a exécuté des ascensions régulières, pendant près de trois mois. Cependant aucun phjsicien n'a profité des propositions qui ont été faites pour étaolir une série d'observations permanentes. C'est bien le cas de dire que nul n'est prophète dans son pays. L'usage des ascensions captives scientifiques ne tardera point à se généraliser malgré cette résistance. M. Dolfusse-Ausset de Mulhouse va faire construire un ballon en soie qui enlèvera simplement des thermomètres a mcusima et a minima à une assez grande hauteur et avec lesquels il fera de terre des observations semi-quotidiennes, quelquefois horaires.
facile, grâce au courage de M . Glaisher, de montrer toute l^exagération de ces craintes.
Quoique l'Angleterre soit un pays d^une très-faibic superficie, environné d'eau de toutes paris, M. Glaisher est parvenu à exécuter sans accident vingt-neuf ascensions^ dont une à plus de dix mille mètres d'altitude. Comment oserait-on nous soutenir que Ton ne saurait parvenir à faire mieux encore en choisissant comme théâtre d'ascensions aérostatiques une station située au centre d'un pays plus vaste, par exemple du continent européen. Déjà en partant de Bourges, qui est à peu près le point central de la France^ on serait sûr de rester longtemps en Tair sans se mouiller les pieds dans Teau saiée. On n'a, du reste^ que l'embarras du choix, si Ton ne trouve point que la largeur de l'empire français soit suffisante. Nos amis d* Amérique sont encore mieux partagés que nous, si leurs aéronautes, tout en ayant Pambition de faire de longues courses^ ont^ autant que les notices, la crainte de tomber à l'eau. Car la nature a mis à la disposition de leur jeune et féconde civilisation un plateau immense bien plus large que notre Europe si étranglée. Qu'est-ce qui empêcherait les peuples civilisés^ s'ils voulaient faire de l'aéronautique sérieuse, de se coaliser pour établir une station centrale en un point quelconque de la haute Asie ? Ne pourrait-on profiter des conquêtes que les Russes viennent de faire de ce côté ?
En prenant Constantmople comme centre^ on aurait déjà une situation très-avantageuse^ car les chutes d'aérostats dans la Méditerranée ne sont point tellement graves que le souvenir de la mort du malheureux Arban i doive faire reculer
* Arban, le premier aéronaute qui ait traversé les Alpes, a disparu à la suite d'une ascension exécutée sur les bords de la Méditerranée, il y a une vingtaine d'années; mais son départ avait eu lieu dans des conditions déplorables. Il n'était point gréé pour une asceuBion au long cours.
les explorateurs qui ont le feu sacré. Dans Tétat d'imperfection volontaire où languit aujourd'hui la navigation aérienne, elle serait déjà longue, la liste des aéronautes qui ont échappé aux vagues de la mer du Nord^ de TAdriatique et de rOcéan. Cependant aucun de nos hardis confrères n'avait pris les précautions nécessaires pour braver victorieusement le contact des flots ennemis^ moins redoutables qu'on ne le croit communément pour des aéronautes Téritablement dignes de succéder à Pilâtre,
Dans l'état actuel des choses, on peut dire que les inventeurs de navigation aérienne n'ont rien fait pour dompter TOcéan. Â peine les plus soigneux ont-ils songé à prendre une ceinture de liège I Ah I si Ton avait dépensé pour ce but si intéressant^ si bien déûnî, la moitié de l'esprit de la science que le plta . lourd que Vair a absorbé^ il y a longtemps que la chute en pleine mer aurait cessé d'être un danger ^
Cette perspective, peu agréable^ j'en conviens, n'est point cependant assez terrible pour qu'elle vaille la peine de surcharger l'aérostat d'appareils de direction^ parfaitement inu* tiles lorsque l'on est en haute région. Qu'il reste à terre, le physicien qui penserait assez à sa sûreté personnelle pour se couper en partie les ailes que lui donne le gaz! Qu'il ne se hasarde jamais à lutter contre la pesanteur, le savant prudent qui croirait devoir prendre de si minutieuses, de si gênantes
i Au commencemeni d'août j'ai assisté à des expériences fort curieuses qui ont eu lieu en rade du Havre. Deux hommes s'étant emballés chacun dans une sorte de jacquette en caoutchouc, qui laissait passer la tôte, les bras et les jambes, ont flotté pendant plusieurs heures au milieu de la mer. Ils avaient emporté des provisions dans un petit baril, et ils ont déjeuné devant nous comme auraient pu le faire deux marsouins flottant à la crête des vagues. Nous ne croyons point qu'il soit nécessaire d'imiter servilement cet exemple, mais il prouve que, môme abandonné au milieu de l'Océan, l'homme peut lutter encore contre la mort s'il est pourvu d'appareils habilement combinés ^
précautions pour se garantir d'un danger incertain. Qu'il se tienne loin des nuages celui qui emporterait des appareils dont il ne saurait jamais se servir que dans les régions basses, et qui ne le soutiendraient par effort mécanique que s'ils ont un poids incompatible avec les grands bonds aériens.
Quoi que Ton puisse faire^ ce n'est point aui flegmatiques qu'appartiendra Tempire de l'air. Laissons-leur le sol où leur puissance parait avoir jeté de profondes racines, fuyons au* dessus des nuages où ils ne viendront jamais nous chercher. Ajoutons que les chutes dans la mer^ dans les déserts, les montagnes inextricables, seraient bien moins à redouter si l'aéronaule se résignait à faire ce qu'il faut, à rester en l'air des jours ou même des semaines entières. Quel est donc le savant véritablement digne de ce nom, qui serait assez pusillanime pour ne pas comprendre qu'il rencontrera forcément un grand nombre de points favorables pour attérir, pendant une longue croisière d'une centaine d'heures? Serait-ce en vain qu'il arpenterait l'espace avec une vitesse double ou triple de celle des meilleurs steamers, dans les moments de calme où le vent se repose? Croit-on que c'est pour rien qu'on a l'avantage de voir ce qui se passe à une distance immense, d'être aperçu à la fois de tous les points d'une province grande quelquefois comme la moitié de la France, d'être le point de mire des regards de tous les navigateurs, errant sur un immense district océanique? Conçoit-on un aérostat assez endiablé pour ne rencontrer ni îles ni points d'attérissement ou navires en vue desquels il pourra s'abattre, en cas de caprice, de fatigue ou de danger. Il ne faut pas croire que le long séjour d'un aérostat en l'air soit difficile à obtenir. Que n'est-il aussi facile de dissiper les préjugés hostiles à l'usage rationnel des ballons ! Dans l'état actuel des connaissances physiques et chimiques, si l'on ne reste pas un mois en l'air, c'est qu'on ne le veut pas. La preuve est si simple que nous ne pouvons résister au plaisir de la
donner. Le ballon le Géant , qui ne cubait que 6,000 nièlres. a navigué pendant 15 heures dans son voyage de Paris à Hanovre. Quandil a pris volontairement terre, il y avait encore du lest à bord en quantité suffisante pour fournir une course . de plus d'un jour entier. Le temps de la course déjà longue aurait été singulièrement augmenté si le cube avait été simplement triplé ou quadruplé, même lorsque ni Fenveloppe ni Tenduit n'auraient été perfectionnés.
On ne saurait trop^ en effet^ insister sur l'extraordinaire facilité avec laquelle on peut triompher de Tendosmose, même sans fabriquer de tissus plus parfaits que ceux qui sont dans le commerce ordinaire. Si Ton emploie des aérostats de grand diamètre, les effets de la porosité deviennent à peu près insignifiants. En effet, la masse à mélanger augmente comme le cube des dimensions^ tandis que la surface d'endosmose croit comme le carré seulement. Il en résulte qu'on peut dire qu'avec un tissu de même nature la puissance de conservation croît comme le carré du rayon. Arrivé à un certain degré de grosseur^ le gaz se maintient dans l'enveloppe pour ainsi dire par sa propre masse, et l'aéronaute n'a plusà tenir compte de la perméabilité plus ou moins grande du tissu. Une étoffe de coton suffirait en quelque sorte avec certaines dimensions pour garder fidèlement l'hydrogène.
En outre, une précaution importante avait été négligée dans l'expédition de Hanovre : l'orifice inférieur du Géant était ouvert et se trouvait constamment en communication libre avec l'atmosphère. N'aurait- on pas pu aller plus loin encore et clore le col ou orifice par une soupape s'ouvrant à la main? Il est vrai qu'un ballon hermétiquement clos peut éclater comme une bombe si on laisse la pression atteindre un chiffre "suffisamment élevé, et que la dilatation par l'action des rayons solaires peut produire rapidement un désastre. Un sinisti^ devient possible du moment que 'l'on a privé le ballon du
moyen de se dégager lui-même de sa surcharge par l'orifice toujours béant. Mais rien n'empêche d'avoir à sa disposition un bon manomètre'^ indiquant à chaque instant la pression intérieure, de connaître parfaitement^ sans erreur possible, le moment où la soupape du bas doit s ouvrir pour laisser un libre cours à la dilatation.
La marche de ce manomètre^ sur laquelle Taéronaute devrait toujours avoir les yeux fixés, fournirait des éléments d'observation du plus haut intérêt. L'adjonction de ce simple opercule transformerait le ballon en instrument de précision supérieur à tout ce que l'on peut imaginer de plus délicat. L'immense sphère deviendrait un gigantesque thermomètre à gaz flottant ! Croit- on commettre une imprudence en procédant ainsi? Qu'est-ce qui empêche de construire des soupapes automatiques analogues à celles qui sont en usage à bord des captifs, et qui ont fonctionné pendant des mois entiers sans qu on ait jamais eu à constater la moindre déchirure^ la moindre explosion * ?
1 Le ballon captif, qui a fonctionné à Paris, pendant deux campagnes consécutives, et dont nous aurons à entretenir plus d'une" lois nos lecteurs, a été construit pour s'élever à une nauteur de 300 mètres. Je lui ai vu prendre une vitesse que j'évaluerai au tiers de celle que les ballons peuvent prendre commodément en ascension liore, suivant les remarques de Glaisher, car il parvenait en deux minutes environ à sa station supérieure. Dans ce cas la pression moyenne de l'atmosphère diminue d'environ 30 millimètres de mercure, c'est-à-dire, d environ j|-„ de sa valeur. La pression que le gaz intérieur exercerait alors sur l'enveloppe, SI le ballon était rempli de gaz au départ, serait de 400 kilog. par mètre superficiel.
Les variations de température donneraient une différence de pression beaucoup plus notable dans le même cas. En effet, on ne peut pas évaluer à moins de 30" centigrades la différence
f>roauite par les rayons du soleil entre le minimum nocturne et e maximum diurne; or, la variation correspondante de volume serait d'environ ~ de celui du ballon. La pression résultant de ce chef, si le ballon restait fermé après avoir été gonflé à la température la plus basse possible, serait donc de 1,000 kilog.
Faut-il donc avoir un génie transcendant pour inventer un moyen plus parfait de jeter le lest^ que de le prendre par poignées? Croit-on que la construction des soupapes ne soit pas susceptible d'être améliorée? Certes, dans le siècle suivant les aéronautes souriront de pitié en entendant parler du cataplasme dont' nous nous servons pour empêcher les fuites par les joints de la soupape. Elle sera légendaire la négligence dont les appareils aériens semblent avoir le monopole^ eux dont on attend tant de services, et qui par con* séquent devraient être si précis. Pourquoi fait-on les deux battants de la soupape égaux, ou au moins pourquoi n'a-ton point h côté une soupape beaucoup plus petite pour le
par mètre carré de surface. Si enjoint ensemble ces deux effets on peut dire c^u'un captif sans soupape aurait à supporter des pressions intérieures s élevant à l^ôOO kilog. par mètre carré, ce qui paraît énorme. Cependant les^^aérosliers de 'la République menaient en guerre un ballon sans soupape, et ce ballon n'a jamais fait explosion. Il est vrai qu'ils avaient soin de laisser un certain vide pour la dilatation, et qu'ils ne lé gonflaient jamais complètement. Dans l'état actuel des choses on peut construire des ballons en toile, oui résisteraient parfaitement k ces efforts, sans s'approcher de la limite de la rupture.
' Les directeurs des captifs de Londres et de Paris pourraient donc à la^ rigueur se passer de soupapes. Mai? ils préfèrent y avoir recours pour éviter l'ombre de tout danger, quoiaue le jeu de la soupape amène souvent la rentrée de l'air dans le ballon, ce qui diminue définitivement sa force ascensionnelle.
Comme on le voit, un aéronaute attentif au jeu de ses soupapes n'aura jamais aucim danger sérieux à courir dans une ascension libre, quoique les variations de pression puissent être beaucoup plus rapides que dans les ascensions captives, non pointa cause de l'effet direct des rayons solaires, mais à cause de leur effet indirect sur la vapeur d'eau qui couvre les toiles de l'arostat, au moment oii il sort d'un nuage.
M. Ouruof, l'habile et hardi aéronaute qui a exécuté la brillante ascension du 16 août 1868, au-dessus de la mer du Nord, a garni son orifice d'une espèce de rideau rétractile qui permet de la clore presque entièrement; il a obtenu de là sorte un excellent résultat. D'après M. Gaston Tissandier, en quatre heures et demie, il a consommé un sac et demi de lest, soit environ quatre kilog. de sable par heure !
cas où l'on n^a besoin que d'extraire une faible quantité de gaz ^ t Nous savons bien que tous les changements relatifs à la soupape doivent avoir lieu avec une grande circonspection. C'est surtout pour cet appareil vital que Tingénieur aëronaute doit se montrer circonspect s'il ne veut imiter Texemple de Harris, dont nous ne pouvons nous dispenser de dire quelques mots.
' Ce cataplasme est fabriqué dans chaque ascension un peu avant le commencement du gonflement, arec de la farine de lin et de l'huile. On prépare ainsi une espèce de lest très-tenace» mais dès que l'on a rompu son adhérence, par un coup de soupape^ il devient inutile. Quelquefois il suffit d'un mouvement brusque venant à se produire pendant le gonflement, po.ur déterminer cet accident sans que Taéronaute s'en aperçoive autrement que par la diminution rapide de la force ascensionnelle. Quand un aéronaute rient se laisser tomber dans un courant inférieur, il n'a qu'à cesser de jeter du lest, et s'il en est besoin, desserrer l'orifice que nous supposons garni d'un appareil analogue à celui de M. Duruof, au lieu d'ouvrir la soupape.
Des praticiens aussi expérimentés que les Godard arrivent à toucher terre, à peu près au moment où ils le désirent. Ils règlent jusqu'à un certain point par instinct le débit de leur soupape. Ils arrivent à choisir avec une grande sûreté de coup* d'œil le point d'attérissage, ce qui est très-im portant, non-seulement pour éviter les accidents mais encore pour épargner les dommages-intérêts que les propriétaires du, sol s'arrogent trop souvent le droit d'exiger des aéronautes, prétentions auxquelles nous refuserons toujours de nous soumettre. Il faut ajouter que la corde traînante venant atténuer le choc de la descente permet d'opérer avec une grande hardiesse et de se précipiter avec une vitesse qui, dans certains cas pressés, peut aller jusqu'à 500 mètres par minute.
M. Duruof a établi dans son ballon une corde dite de misérû corde^ destinée à l'éventrer dès qu'il arrive à terre et à permettre une vidange instantanée. Cet organe, d'après le dire de M. Tissandier, a opéré devant lui dans l'ascension du 16 août de la façon la plus satisfaisante, au moment où les vojageurs ont dû précipiter le ballon à terre pour ne point être rejetés sur la Manche. Le seul danger , c'est que 1 appareil joue en l'air, mais comme il est immense, il faut que M. Duruof ait pris à cet égard des dispositions d'une efficacité absolue. C'est ce qu'il nous est impossible de dire sans avoir vu fonctionner son appareil et en avoir étudié tous les détails.
Cet habile aëronautc avait ëté choqué^ comme beaucoup de praticiens distingues, de l'excessive lenteur avec laquelle le gaz sort du ballon quand Taérostat a pris terre. Il avait imagioé d'armer son ballon d'une énorme soupape destinée à s'ouvrir lorsque la nacelle aurait touché, et à abréger la période dangereuse, pendant laquelle le navigateur aérien est en quelque sorte exposé à tous les hasards. L'idée était excellente ; malheureusement elle fut si maladroitement réalisée, que la grande soupape bâilla au moment où Harris était encore dans les nuages. Le malheureux tomba avec la vitesse d'une fronde sur les toits de Londres, où il trouva une mort que Ton peut dire gloi-ieuse. Pendant la durée si courte de sa chute foudroyante, il eut même le temps de donner une preuve véritablement effrayante de sa grandeur d'âme. Car il n'attendit pas le choc dans la nacelle, il se précipita de lui même au milieu de l'espace afin de diminuer la terrible intensité du choc et de sauver la vie à une jeune dame qui TaCcompagnait dans son expérience.
Mais, sans courir de dangers pareils, ne pourrait-on pas soutirer le gaz du ballon avec un ventilateur pourvu d'un compteur de manière à ce que Taéronaute puisse à chaque instant établir le bilan de son capital gazeux!
Nous ne saurions trop le répéter, l'aéronautique prendra un sérieux développement dès le jour où l'on pourra changer de niveau dans Tair d'une manière rationnelle et scientifique.
Nous ne nous hasardons point certainement beaucoup en prédisant que peu d'années s'écouleront avant que les ballons puissent courrir des bordées verticales. C'est à ce beau problème que Pilâtre et Zambeccari ont sacrifié leur vie ! Ce serait certes une grande consolation de voir que ces deux hommes de génie ont indiqué aux inventeurs la route qu'ils ont à suivre pour conquérir Tempire de l'air.
En tout cas, en science comme ailleurs, il faut commencer
par hasarder quelque chose quaud on a la prétention de finir par gagner un quine à la loterie de ]a gloire!
Si les tentatives de direction aérienne sont presque inutiles à la science^ ce n'est point une raison pour croire que les excursions doivent être faites au hasard. 11 est clair^ en effet, que le physicien aérpnaute pourra opérer de petits mouvements. différentiels^ avec certains mécanismes aussi faciles à imaginer qu'à mettre en œuvre. Ainsi^ suivant toute probabilité^ la force humaine suffiia pendant quelques instants, si elle est habilement utilisée^ pour détruire ou atténuer la rotation du ballon sur lui-même, de sorte que Ton puisse compter les oscillations d'un barreau aimanté. La nécessité de monter et descendre fréquemment suggérera forcément des idées ingénieuses à plus d'un inventeur, plus d'un physicien !