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res, n*y ayant fouray du mien que le filet à les lier ». Qu'importe? D'abord, je trouverai cet avantage et cette force que renferme chaque citation, à savoir : qu*elle réunit deux témoignages, celui de l'écrivain cité s'ajoutant à celui de l'écrivain qui l'invoque; — ensuite, je ne saurais prétendre à mieux exprimer la môme pensée que les illustres prédécesseurs à qui je laisserai la parole; ce sont tous « hommes de haulte futaye » , comme dit Panurge; — enfin, bien plus que d'ornements pour mon style, j'ai besoin d'appuis pour mes opinions. J'ai besoin, si je n'obtenais pas assez de crédit mol-même, de me faire une foule de garants, ou, si ma franchise semblait criminelle, une foule de complices.
Pour cela, « ie preste un peu plus attentivement l'aureille aux livres, depuis que ie guette si j'en pourray fripponner quelque chose de quoy esmailler et estayer le mien ».
Et je commence par la lettre que voici :
c 17 avril 1867.
« Mon cher ami, j'ai lu votre ouvrage. Il me paraît de tout point exact ^\»T^^<5îS5a?s<s5w. La création serait le pT^nÀct ôl^s» "k^^^^"^;^^ L'éternité du monde mne fois admise, tou^ ^'^^
duit La fatalité des loii!r est une consolation pour qui réfléchit, autant et plus qu'une tristesse. On se soumet avec gravité. Cette gra- Tité respectueuse et muette de l'homme qui pense est à sa manière une religion, un hommage rendu à la majesté de l'univers. Nos désirs, éphémères qu'ils sont et contradictoires, ne prouvent rien : ce sont des nuages qui s'entre-choquent au gré des vents; mais Tordre sidéral plane et règne au-dessus. Vous êtes, mon cher ami, de la religion de Démocrite, d'Aristote, d'Épicure, de Lucrèce, de Sénèque, de Spinoza, de Buffbn, de Diderot, de GkBthe, de Humboldt... C'est une assez bonne compagnie.