A SCIENCE EN ORIENT
dans une pareille légende, se montre supérieur à la division des castes, et aux représailles de la vengeance.
Il dit à sa manière : Faites du bien à ceux qui vous persécutent.
Une foule d'actesque la légende attribue au Bouddha, expriment, sous une forme souvent bizarre, son dévouement universel, son inépuisable amour pour tous les êtres. 11 fait l’aumôme de ses yeux, l’aumône de sa tôle, il livre son corps à un tigre qui mourait de faim pour lui sauver la vie1.
L’histoire du pot d’or de Foë, que « de pauvres gens parviennent à remplir avec quelques fleurs, tandis que des gens riches qui apporteraient des fleurs en offrandes, pourraient en mettre mille ou dix mille grandes mesures sans jamais parvenir à le remplir; » cette histoire gracieuse est presque aussi touchante que notre vieille légende française du Barizel , ce baquet merveilleux que n’avaient pu remplir tous les fleuves, toutes les fontaines, toutes les mers, mais qu’une larme de repentir comble et fait déborder.
En général, la morale bouddhique respire une mansuétude et une tendresse qui embrasse tous les hommes et s’étend jusqu’aux animaux. Cette charité peut-être extrême les considère aussi comme le prochain de l’homme. Du reste, elle prescrit toutes les œuvres de miséricorde et d’humanité. Grâce au boud-
1 Pàgc 7b.