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dont le nom résume, pour ainsi dire, toute cette antique civilisation, c’est Djemschid. Non-seulement Djemschid perfectionne l’art de fabriquer les armes et de tisser les vêtements, mais il organise la société, il fonde les castes. Les anciennes castes de la Perse correspondent aux quatre castes de l'Inde; la première est celle des prêtres, la seconde est celle des guerriers, la troisième renferme les agriculteurs, la quatrième les artisans et les marchands. Djemschid est le consony inateur du perfectionnement social dont il représente une période assez avancée. Il découvre les métaux piécieux, les pierreries, les parfums; il invente 1 aride guérir les maladies; il représente aussi la science; il est le grand investigateur, il monte sur un vaisseau 1 apide, durant cinquante années, il parcourt toute la terre, et nulle qualité des êtres ne reste cachée devant son esprit.
Le monde était soumis à Djemschid; Dieu protégeait sa puissance et sa gloire. Parvenu au comble des giandeursetde la prospérité, il fut atteint par l’orgueil, et il ne vit plus dans le monde que lui-même ; « il se délia de Dieu et ne l’adora plus; il s’écria : « C’est moi qui ai fait naître l’intelligence dans l’univers, et la terre n’est devenue cequ’elle est que par ma volonté. Il faut reconnaître en moi le créateur du monde; » et quand les grands de l’empire et les sages mobeds entendirent ces paroles, ils baissèrent tristement la tête ; Dieu relira sa protection à Djemschid, et Zohak parut. »
Telle est donc la nature et la condition de l’hurna-
LA SCIENCE EN ORIENT
mie. Les renseignements des plus antiques traditions s accordent ici avec les leçons de l’expérience la plus récente. Si 1 homme est heureux et triomphe, qu’il s appelle Nembrod ou Djemschid, Masaniel ou Napoléon, bientôt il se perd par le succès et se brise par l’orgueil. L histoire si profondément vraie d’Adam dans le paradis terrestre est l’histoire de toute sa misérable postérité.
Zohak est le fils d’un chef arabe; Iblis, l’esprit du mal, vient le trouver au désert, et lui persuade de tuer son père; puis le parricide est entièrement livré à Iblis. Iblis imprime sur les épaules de Zohak deux baisers, eide chacun sort unserpent hideux. On nourrit c es deux monstres avec de la cervelle humaine.
Alors commence la punition de Djemschid, tombé dans la tyrannie et la démence. L’unité de l’empire est brisée; de tous côtés, des rois nouveaux s’élèvent, une portion de l'armée va se soumettre à Zohak. L’impie Arabe vient lui-même dans l’Iran. Djemschid s’enfuit, et reste caché durant cent années. Au bout de ce temps, il est trouvé sur les bords de la mer de Chine, et Zohak le fait scier par le milieu du corps. Telle fut la triste lin du grand Djemschid.
A quel événement historique fait allusion cette singulière histoire? On ne le saurait dire avec précision ; mais il est difficile de n’y pas voir un souvenir confus d’une invasion étrangère dans l’Iran, et l’occupation du trône national par une dynastie d’origine sémitique.
Le règne de Zohak, qui dura mille ans, est une pé-