I. A SCIENCE EN ORIENT
fort, s’écrie-t-il, et maintenant lues tombé là d’où tu ne peux revenir, et pour toi il n’est plus d’espoir de vengeance. » Cependant il rassemble loute sa vigueur, fait un immense effort, parvient à s’arracher aux pieux qui le transpercent et s’élance hors de la fosse. Là il trouve le traître Schégad, et, plein de ruse à son dernier moment, il lui dit : « Apporte-moi mon arc et place deux flèches devant moi ; il ne convient pas que je demeure ainsi désarmé : si un lion passait ici cherchant sa proie, je ne pourrais me défendre contre lui. » Schégad fut chercher l’arc, le banda, le plaça près du mourant, et il se réjouissait de la mort de son frère, quand le héros, faible et épuisé de sang, lendit 1 arc et y plaça une (lèche. Schégad craignit le trait et la vengeance de son frère, et il s’élança derrière un arbre; mais l’âge avait erdevé la moelle du tronc, cl la flèche perça d un coup l’arbre et Schégad. »
Ainsi Rustem, tué comme Sigefrid, par trahison dans une chasse, comme lui, avant de mourir, a encore la force de se venger de son meurtrier. La ressemblance entre les destinées des deux héros se soutient jusqu’au bout.
A partir de la mort de Rustem, je suis privé du secours qui me soutenait jusqu’ici. M. Gœrres interrompt en cet endroit la version incomplète, mais pleine de vie et de couleur, qu’il a donnée du Livre des Rois. Pour le reste du poème, il se borne a une analyse aride qu’il serait impossible d’analyser elle-meme, à