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moins de tomber dans une extrême sécheresse, .le me contenterai d’indiquer, sans presque les tracer, les linéaments delà tradition. C’est ainsi qu’en géométrie on indique par des points certains contours qui ne font point partie de la figure, mais qui complètent la démonstration.
A mesure qu’on avance dans la série des siècles, la tradition épique se rapproche davantage de 1 histoire, Arlaxerxe Longuemain porte chez l irdousi le même nom, suivi de la môme épithète (Ardeschir-Dirasdust) ; Darab est Darius, seulement on a confondu deux princes de ce nom, le cruel Darius Oclius et le prince débonnaire qui fut vaincu par Alexandre. Mais ces confusions sont dans la nature et dans le génie de la tradition populaire. Ainsi , au moyen âge, dans le Charles des romans carlovingiens, on a confondu la lutte de Charles-Martel contre les Sarrasins, la grandeur de Charlemagne et l’impuissance impériale de Charles-le-Cliauve et de Charles le Gros.
Pour Alexandre, il a pris place parmi les rois de Perse ; il figure à son rang dans leur histoire . Ici la tradition est juste et la poésie est vraie. Le Macédonien ne s’était-il pas fait Persan après sa victoire? N'avait-il pas adopté le costume et les mœurs des vaincus? Ne voulait-il pas faire de Babylone le centre d’un grand empire d’Orient? Aussi l’Orient l’a adopté, et dans l’Arabie, dans la Perse et dans l’Inde, sous la lente de l’Afghan et jusqu’aux frontières de la Chine et aux
r.is