‹ La science et les lettres en OrientChapitre 56 sur 101 · I. A SCIENCE EN ORIENT · texte numérisé non relu

I. A SCIENCE EN ORIENT

siècle, Malcolm trouva à Buschir un pauvre Arabe qui connaissait l’histoire de Zohak et savait le nom du Sckah-Nameh de Eirdousi. Sur la roule de Sehiras à Persépolis, un palefrenier, attaché à l’ambassadeur, récita tout en marchant un fragment du Livre des Rnis '. Un autre jour, un personnage distingué de P escorte en lit autant. Tous les assistants écoutaient ravis, car chaque parole de l’irdousi est, pour un Persan, un article de foi. Un voyageur français, M. Eugène Boré, écrivait que l’envoi de la traduction de M. Molli serait reçu avec reconnaissance par le roi régnant. Il n’y a pas d’autre exemple aujourd’hui d’un poêle qui fasse les délices des lettrés et des princes, et que sachent par cœur les palefreniers.

Partout où un poëme national a obtenu une grande vogue, il s'en est produit d’autres à son imitation. On a voulu compléter le récit principal par des récits accessoires, joindre à 1 histoire des personnages les plus importants l’histoire des personnages secondaires, ou plutôt développer et traiter pour elle-même une partie de la tradition négligée d’abord. C'est ce qu’ont fait, pour les sujets homériques, les poètes alexandrins auteurs de la Prise de Troie et de ['Enlèvement d'Hélène; c’esL ce qu’ont fait pour les traditions germaniques dont les Niebelungen ont reçu le principal dépôt, les auteurs des diverses épopées contenues dans le rc

1 Miel elles of Persia, vol. I, rtigrrs 204-210.

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