‹ La science et les lettres en OrientChapitre 72 sur 101 · L.-Y SCIENCE EN (HUENT · texte numérisé non relu

L.-Y SCIENCE EN (HUENT

vie humaine, sur son but véritable, enfin sur la morale el sur la société indienne.

Au point de vue du Bhâgavata-Pui'âna , la vie est une illusion douloureuse et comme un songe pénible. Vivre, penser, agir, c’est être séparé du principe unique et absolu, c’est se trouver en rapport avec ce néant agité qu’on appelle le monde. L’existence humaine est un supplice imposé à l’esprit tombé dans le inonde inférieur à cause de ses fautes. De là celle énergique peinture des misères de la condition humaine <[ue nous offre le Bhdyavata-Purâna. Après nous avoir fait entendre les gémissements de l'àme dans l’embryon, l’auteur montre la misère de la créature condamnée à vivre, tombant à terre au milieu du sang où elle s’agite comme un ver, dépouillée de la mémoire, dépouillée de la connaissance, ne pouvant se faire comprendre. Au point de vue indien des existences successives, l’homme naissant est bien plus réellement que chez le poète latin un passager rejete par les Ilots :

Sævis projectus ab undis Navila. (Lucrèce.)

Le tableau de notre condition que Pline a tracé n égale pas en mélancolie quelques vers du Bhâgcivcitci-Purâna parce que ce n’est pas un vague scepticisme, mais une triste croyance, qui inspire le poète; loin

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