‹ La science et les lettres en OrientChapitre 87 sur 101 · I.A SCIE. N CL EN 01U EM · texte numérisé non relu

I.A SCIE. N CL EN 01U EM

des existences, résulte des actes du mari. La femme doit être l’ombre qui accompagne constamment son époux, le suivant quand il marche, s’arrêtant quand il s’arrête; lame de l’une est unie à l’âme de l’autre, et la mort même ne les séparera pas. « Comme sans corde la lyre ne peut résonner, ni sans roue tourner le char, ainsi, sans son mari, la femme ne saurait être heureuse, quand elle serait mère d’une noble race. Le père donne la joie avec mesure, avec mesure la mère, avec mesure le fils; l'époux seul donne à l’épouse une joie sans mesure. »

11 n'y a pas tout à fait égalité dans le rôle et le dévouement des époux. Raina montre certainement une mâle tendresse pour Sita; mais il n’hésite pas a dire que, si son père l’exigeait, il serait prêta abandonner a un frère préléré, non-seulement l’empire, mais toutes ses richesses, son épouse et sa vie. La femme est donc comme une propriété de l’homme, connue une partie de lui-même qu’il chérit, ainsi qu’il chérit ses biens et sa vie, et qu’il sacrifierait aussi aux suprêmes commandements de l’autorité paternelle. La mère ne doit être obéie qu’après le père. Rama le rappelle respectueusement à la sienne. Ainsi la paternité, base de l’existence de la famille, est le fondement moral de celte antique société.

Le Râmâyana est au moins autant une peinture de la religion que de la société, car, dans le poème indien comme dans l’Hvde elle-même, la religion est toujours

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