‹ La science et les lettres en OrientChapitre 39 sur 68 · TRADUIT PAR M. E. BURNOUF · texte numérisé non relu

TRADUIT PAR M. E. BURNOUF

On peut distinguer au sein delà littérature indienne plusieurs âges marqués par des monuments dont le caractère poétique diffère autant que la langue dans laquelle ils ont été rédigés. Pour apporter de si graves changements au fond et à la forme des produits successifsdela littérature indienne, il a fallu beaucoup d’années et même de siècles. Combien de temps a dû s’écouler depuis les Védas, ces hymnes d'une simplicité primitive, d’un style presque lapidaire, composés dans un langage dont les formes attestent une haute antiquité; depuis les Védas, socle majestueux et brut sur lequel repose la pyramide de la littérature indienne, jusqu’aux grandes épopées sanskrites, le Rdmâyaiw et le Mahûbhdrata , dans lesquelles la langue des Védas a fait place à une langue moins concise, plus travaillée, plus souple; dans lesquelles d'ailleurs l'austérité primordiale du culte védique a été rem-

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