‹ La science et les lettres en OrientChapitre 42 sur 68 · I.E II II Ali V V A T A - 1* I MUS · texte numérisé non relu

I.E II II Ali V V A T A - 1* I MUS

« Nevivenl-ils pas aussi les arbres? Ne respirent-ils pas aussi les soufflets? Ne mangent-ils pas, ne se repruduisent-ils pas aussi, les autres animaux du village?

« C'est une brute comparable au chien, au chameau, à l'âne cl au pourceau qui vit dans la fange, que l’homme dont les oreilles n’ont jamais été frappées pur l'histoire du frère aîné de Gadal

« C’est un cadavre vivant que l'homme qui ne recueille pas la poussière des pieds des sages dévoués à Bhâgavala c’est un cadavre respirant que celui qui ne connaît pas le parfum de la plante tulnsi, qui s'attache aux pieds du divin Yichnou. »

Ici, comme dans le Vichnou-Purdna , Brahma luimèinc proclame Yichnou l'essence pure , absolue , bienheureuse, dont l’univers n’est qu'une manifestation décevante. Par cet hommage, l’auteur prosterne les sectateurs de Brahma devant la secte à laquelle luimème appartient. Ailleurs * Brahma est nommé la cause des causes; mais alors il est \ essence suprême de yichnou, il est Yichnou lui-même.

Certaines légendes racontées dans les Pouranas semblent même faire allusion à d’anciennes luttes qui auraient eu lieu entre les brahmanes et des rois ou des populations vichnouvites. Telle est la curieuse histoire

1 Nom de Viclmou 1 Autre nom de Vichuou.

- llltdgaiata-l’uriua, pag 38*>. ». 41

'Jô

de Pralada Ce jeune fils du roi de l’univers a voué, dès ses premières années, une piété sans bornes û Vichnou. Son père et les brahmanes qui l’entourent sont représentés comme les ennemis de ce dieu. Plusieurs fois Pralada est exposé à la mort à cause de son culte, mais toujours il est sauvé par la protection du grand Vichnou. Un jour, les brahmanes ont allumé contre lui uneflamme magique; mais, parla puissance de Vichnou, elle se retourne contre eux et les dévore. Alors Pralada demande au dieu qui les a exterminés de les rendre à la vie. Les brahmanes ressuscitent pour s’incliner devant celui qu’ils ont persécuté. Dans cette légende, les brahmanes sont appelés les prêtres des démons (ancras). On voit qu’elle n’a point été destinée à célébrer les triomphes de la caste aujourd'hui dominante; elle semble plutôt attester d’antiques défaites que les sectateurs de Brahma auraient éprouvées à une époque inconnue.

Il en est de môme d’un passage du Vichnou-Purâna , dans lequel Siva, exclu d’un sacrifice où avaient été admis les autres dieux, crée un être terrible qui renverse le sacrifice, disperse les officiants et met en déroute les divinités. Auparavant, Siva s’est écrié : « Que m'importe d'être exclu de ce sacrifice? Mes prêtres m'honorent dans le sacrifice de la vraie sagesse, où l’on se passe de l'aide des brahmanes *. » Ne s’agit-il

* lishnu-Purâiia, pag. 12Getsuiv.

* * Ibid . |*8g. Gîi-07.

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