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hlit enlre tous les êtres membres d’un même fout, accidents d'une même substance. On en vient ainsi, après avoir mis les animaux sur la même ligne que les hommes, à sacrifier les hommes aux animaux, et à livrer durant toute une nuit un malheureux aux insectes pour les repaitre de son sang'.
Enfin l’opinion d’après laquelle cet univers n’est qu’une apparence décevante, et la vie humaine une illusion douloureuse, l’opinion qui voit dans les œuvres un piège qu’il faut fuir, et dans l’indifférence le terme __ le plus haut de la sagesse, est peu propre à faire des hommes énergiques, à produire les vertus du citoyen et du guerrier. Aussi depuis bien des siècles l'Inde, sous le poids de ces doctrines énervantes comme le climat qui les inspire, a-t-elle baissé la tête sous la tyrannie d'une caste ou sous l’oppression de l’étranger.
La supériorité des brahmanes, la haute opinion qu’on a de leur importance, sont écrites à chaque page des Pouranas. On voit que les brahmanes gouvernent les rois eux-mêmes. Plusieurs légendes en font foi, entre autres celle qu'on va lire ’ :
« Dans le royaume sur lequel régnait Santana, il n’avait pas plu depuis douze années. Craignant que le pays ne devint un désert, le roi assembla les brahmanes et leur demanda pourquoi la pluie ne tombait pas,
1 lihigavala-Puràna, pag. 157.
3 Yithnu-PttrAna. pag. 4SS
et quelle faute il avait commise. Ils lui répondirent que c’était comme si un frère plus jeune se mariait avant son frère aîné; car il était en possession d’un royaume qui de droit appartenait à son frère Dévapi.
« Que dois-je faire? dit le radja. H lui fut répondu : Jusqu’à ce que Dévapi déplaise aux dieux en s’écartant du sentier de la justice, le royaume est à lui, et c’est votre devoir de le lui abandonner. Asmarisarin, ministre du roi, ayant entendu cela, réunit un grand nombre d’ascètes qui enseignaient des doctrines contraires à celles des Védas, et les envoya dans la forêt. Là, ayant trouvé Dévapi, ils pervertirent le prince, qui était simple d'esprit, et l’amenèrent à partager leurs opinions hérétiques. Pendant ce temps, Santana, étant très-afïligé d’avoir commis le péché que lui avaient reproché les brahmanes, les envoya devant lui dans la forêt, puis s’y rendit lui-même pour restituer la couronne à son frère aîné. Quand les brahmanes arrivèrent à l'ermitage de Dévapi, ils l’informèrent que, conformément aux doctrines des Védas, la succession au trône était le droit du frère ainé; mais il entra en discussion avec eux, et il mit en avant divers arguments qui avaient le défaut d’être contraires à la doctrine des Védas. Ayant ouï ces choses, les brahmanes retournèrent vers Santana, etluidirent : O radja, tu n’as plus à t’inquiéter de tout ceci; la sécheresse louche à sa fin. Cet homme est dégradé de son rang, car il a prononcé des paroles irrespectueuses contre l’autorité
Diqifo