‹ La science et les lettres en OrientChapitre 60 sur 68 · I.A SC1EXCE ES 0K1EST · texte numérisé non relu

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fail principal, l’exil de Rama, que l'intérêt se concentre sur l'aventure de Sita, perdue et retrouvée. 11 y a donc une véritable unité dans celte prodigieuse diversité. Le merveilleux du Rdmdyana est étrange ; non-seulement on y voit figurer les dieux et les démons, mais la nature animale y est aussi représentée par le roi des vautours et le chef des singes, tous deux alliés fidèles de Rama. Celle fraternité qu’établit entre l'homme et les animaux le dogme indien de l'unité substantielle de tous les êtres se montre encore ici. De plus, dans le peuple des singes qui vient en aide à Rama , on a cru, et probablement non sans raison, reconnaître certaines populations établies ancienncmentdans les régions montagneuses de l’Inde centrale.

L’étude du Rdmdyana présente un double intérêt : on peut y signaler des beautés d’imagination et d’art, et comparer sous ce rapport l’épopée indienne aux autres grandes épopées de l’Orient et de l’Occident; on peut aussi chercher dans cet antique monument un tableau de la civilisation de l lnde mille ans au moins avant Jésus-Christ , une peinture des mœurs et des sentiments qui régnaient alors dans cet état d’Ayodhya (aujourd’hui Oude), où a vécu de nos jours un prince fort différent de l’héroïque Rama, serviteur des Anglais et auteur d’un dictionnaire persan.

La civilisation parait avoir été à plusieurs égards bien plus avancée dans l’Inde au temps de Valmiki que danslaGrèccetrAsieMineurcautempsd’IIomérc.Troie

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