‹ La science et les savants au XVIe siècleChapitre 130 sur 145 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

plus haut point de perfection : Homère, Hippocrate, Aristote, Platon!

C’est ainsi que l’on a vu, à la fin du xv« siècle, plusieurs grandes découvertes s’accumuler en peu d’années, et changer complètement l’état du savoir général en même temps que l’aspect de la vieille Europe. Le xvie siècle présente un phénomène à peu près semblable. Après quelques préludes dans lesquels l’esprit d’examen, à peine dégagé des entraves de l’école, cherche à faire invasion dans le domaine de la science réelle , un groupe de vigoureux penseurs surgit presque à la fois de tous les points, comme les avant-coureurs des grands événements intellectuels qui allaient se développer dans le cours du siècle et dans les siècles suivants. Une circonstance notable, c’est que la plupart des membres de cette noble phalange semblent s’élever du premier bond au plus haut rang de la science qu’ils représentent, et que chaque nation européenne fournit quelque grand nom à cette liste glorieuse. Ainsi, la physique expérimentale, dans les mains de Bacon et de Galilée, l’histoire naturelle et la chimie dans celles de Gesner, de Jean Rey et de Van Helmont, l’anatomie sous Harvey, la physique générale, les mathématiques et l’astronomie sous les efforts de Fermât, de Kepler et de Descartes, se relèvent et se perfectionnent presque en même temps

Page 1