‹ La science et les savants au XVIe siècleChapitre 131 sur 145 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

sur divers points du monde civilisé. La France, 1 Angleterre, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie, le Danemark, produisent tour à tour un des membres de cette illustre pléiade, qui commence à briller dès la seconde moitié du xvie siècle et resplendit dé tout son éclat dans les premières années du xvne, en attendant qu’à l’aide de Pascal, de Robert Boyle, d’Huyghens, de Leibnitz, de Newton, de Stahl et de Boërhaave, cette grande époque vienne exhiber ses titres les plus magnifiques à la gloire et à la puissance du savoir humain.

Ce vigoureux élan imprimé à l’intelligence est dû principalement à quelques hommes qui furent à la renaissance ce qu’avaient été au xme siècle Albert le Grand, Roger Bacon, saint Thomas d’Aquin et Vincent de Beauvais. Dirigés vers un même but, mais procédant par des voies différentes, ils portèrent les derniers coups au culte servile de la science antique, à la scolastique du moyen âge, et tracèrent la ligne définitive que devait suivre, dans le champ des sciences, la recherche sérieuse de la vérité.

A l’exposé que nous venons de faire des progrès de diverses connaissances pendant le xvie siècle, nous voudrions réunir sommairement quelques traits de l’histoire générale, afin de montrer sous un même point de vue la tendance universelle des esprits à la

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