EPILOGUE
scientifique, établit sa classification et commence à tourner ses vues sur la géologie. L’étude des animaux prend une nouvelle direction. Elle s’applique à l’anatomie comparée, mais surtout à l’anatomie humaine, dont les découvertes profitent largement aux diverses branches de l’art médical.
Une circonstance singulière, c’est que l’avancement de l’anatomie, au xvie siècle, peut être rapporté en grande partie aux peintres et aux sculpteurs éminents qui apparurent si nombreux dans la même période et qui, comprenant tous les secours que cette science pouvait fournir à leur art, déterminèrent le goût général, lequel entraîna bientôt ses perfectionnements. En citant parmi ceux des peintres anatomistes, les noms de Giorgione, de Bramante, de Léonard de Vinci, de Titien, de Michel-Ange et de Raphaël, on doit signaler également ceux de quelques graveurs célèbres, notamment Marc -Antoine Raiinondi, de Bologne, et Albert Durer, de Nuremberg; ce dernier écrivit en latin un véritable traité d’anatomie pittoresque.
Cependant les traces de l’arabisme médical n’avaient pas encore entièrement disparu des écoles, non plus que les formes de la scolastique. Les sciences occultes avaient régné trop longtemps pour être tout à coup abandonnées. Bien que l’astrologie et l’alchimie eus-