‹ La science et les savants au XVIe siècleChapitre 143 sur 145 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

nyme. On pourrait ajouter que François Bacon les appliqua assez mal lui-même, et qu’il se borna trop souvent à poser des questions auxquelles il ne lit aucune réponse. D’autres l’avaient aussi précédé dans cette grande entreprise. Dès la fin du xve siècle, Érasme, l’un des premiers, avait dégagé certaines questions scientifiques des formes de l’école, et rejeté l’autorité de la tradition lorsqu’elle n’est pas fondée sur l’expérience ; Jérôme Cardan, Léonard de Vinci, J. -B. Porta, B. Palissy, Césalpin, avaient proclamé la suprématie de l’observation directe et pressenti la plupart des grandes vérités scientifiques qui éclatèrent dans le cours du xvi° siècle. C’est seulement un siècle après Bacon que Robert Boyle, remettant en lumière la méthode déjà presque oubliée, sut en faire les premières applications positives.

Vers la fin duxvi0 siècle, les progrès réalisés étaient déjà immenses. Non-seulement les sciences étaient divisées suivant un ordre encyclopédique, mais chaque science possédait les premiers éléments d’une classification pour les sujets et les matériaux de sa propre étude. Les langues modernes, perfectionnées, étaient appliquées partout à l’enseignement, à la justice, à l’administration, à la littérature; l’instruction était devenue plus générale, plus popu-

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