‹ La science et les savants au XVIe siècleChapitre 43 sur 145 · SEIZIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

SEIZIÈME SIÈCLE

C’est de l’Italie que partirent les premières lueurs de cette renaissance des lettres, des sciences, de l’étude, qui allait se répandre si rapidement sur toute l’Europe. Les Savants grecs qui venaient chercher dans la Péninsule un refuge contre le despotisme des Turcs étaient érudits, éloquents, nourris des traditions de l’antiquité. Ils en rapportaient les écrits originaux; ils les expliquèrent, mais l’esprit d’argumentation ne tarda pas à y appliquer son empreinte. Le goût, l’admiration de la civilisation antique furent bientôt portés à l’excès. On s’enthousiasma même pour les défauts que renfermaient ces précieux vestiges: on en orna sa mémoire, on y chercha des autorités en faveur des opinions dominantes. On ne songeait pas encore à les imiter.

Les disputes de l’école s’apaisaient peu à peu, à mesure que se prononçait davantage le mouvement

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